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Index des auteurs

jeudi 29 septembre 2011

Top Ten Tuesday

Image piquée ici
Après les avoir suivi depuis quelques temps sur la blogosphère, me voilà tentée d'embrayer le pas.
La faute à qui... bin à Livrement qui se lance dans l'aventure.
Cette activité a néanmoins une petite histoire, qui commence chez "The broke and the bookish", un blog anglophone. L'idée a été traduite et reprise par des francophones, notamment chez The shop around the corner ou chez Happyfew. Et il paraît que la traduction a vu le jour chez Karine.
Ces dernières reprennent les thèmes VO.
Quand à Iani, elle propose de voter chaque semaine un nouveau thème.
Perso, je vais déjà essayer de m'y tenir toutes les semaines. Bon d'accord, on n'est pas mardi... mais c'est pas trop grave... (enfin j'espère) et je pense que j'adapterai mon Top en fonction de celui des deux thèmes qui m'inspire le plus.
Parce que OUI! Il va me falloir de l'inspiration. Et c'est là que je suis très contente de l'utilité du carnet de lectures que je tiens depuis 1993!

Allez, on va démarrer avec :
Les 10 livres que vous n'avez pas réussi à poser une fois commencés    

1- La série Harry Potter de JK Rowling
Série que j'ai lue 3 fois, dans tous les formats achetés (1 fois en VO, 2 fois en français). Je ne m'en lasse pas et j'ai vraiment été happée par l'intrigue et le monde créé par Rowling. Une belle réussite.

2- Alcool de Poppy Z. Brite
Incursion à la Nouvelle Orléans sur fond de cuisine. La suite m'attend.

3- Replay de Ken Grimwood
Un roman haletant qui force à tourner les pages à base de flahs-back.

4- One day de David Nicholls
C'est un beau roman d'amitié avec un super construction.

5- Les chroniques de San Francisco d'Armistead Maupin
Plongée dans l'US des années 70. Un petit plus pour les 6 premiers tomes.

6- Le comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas
Un classique incontournable qui m'a fait découvrir cet auteur.La vengeance est un plat qui se mange froid.

7- Lolita de Vladimir Nabokov
Une histoire d'amour et de moeurs indécente, mais une belle histoire quand même.

8- Les sirènes d'Alexandrie de François Weerts
Un roman noir digne, sur fond de belgitude.

9- Millenium tome 1 de Stieg Larsson
Une découverte de la Suède, un thriller foisonnant et haletant.

10- L'ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon
Entre mystique et fantastique, un roman qui plonge dans le monde des livres.

Bon bien... j'y suis arrivé! A la semaine prochaine avec le thème :
Le top 10 des plus belles couvertures (pour la VF chez Iani)

One day - David Nicholls

Vintage books, mai 2011, 448 pages
J'ai ramené ce bouquin de Londres, donc en VO. Placé en tête de gondole, je me suis laissée séduire par le résumé. Je n'ai pas été déçue. Ce livre m'a vraiment plu! Coup de coeur pour une histoire de coeur, ce n'est pas dans mes habitudes, mais le style de David Nicholls a bien marché avec moi!
Le titre : "One day", car on va découvrir la vie de deux personnages à travers un seul jour, le 15 juillet; et ce pendant 20 ans. Ce découpage donne un très bon rythme au roman.
L'histoire : Emma et Dexter se rencontrent lors de la fête de fin de promotion. Nous sommes en 1988. Ils passent la nuit ensemble. Emma, jeune fille de famille modeste, bourrée de complexes et de principes à deux balles, jolie qui s'ignore, plutôt cultivée et engagée. Dexter, jeune homme de famille aisée, séduisant, avec comme ambition de briller sous les spotlights de la télé. Ils se situent assez à l'opposé l'un de l'autre, mais vont finalement bien s'entendre, pour le meilleur et pour le pire. De cette nuit, va naître une amitié douce-amère à la source de beaux moments, comme de moins beaux, et ce pendant 20 ans.

Mon avis :  Je le dis et le redis, j'ai vraiment eu un coup de coeur pour ce roman. D'abord, ça se passe en majeure partie à Londres, ville que j'affectionne particulièrement. Donc, me retrouver plongée dans des rues et des quartiers que je connais, ça me plaît beaucoup. Ensuite, je ne sais pas si je suis réductrice si je dis que c'est une histoire de filles, mais c'est comme ça que je le prends un peu. Je ne suis pas une grande fan "d'histoire de filles" (quoique, c'est gai parfois), mais celle-ci m'a vraiment bien accrochée. Les personnages sont assez attachants et leur "psychologie" bien présentée. On les adore, on les déteste, on sourit, on dé-sourit... j'ai eu facile à me prendre au jeu et il fallait être armé pour me faire lâcher mon bouquin!
Ma gourmandise était aussi -et surtout- alimentée par le style de Nicholls. Tout d'abord, son écriture est assez agréable. Le texte est bourré d'humour, mais aussi de moments plus graves ou sensibles. Il oscille vraiment bien entre les différents humeurs qui parcourent le récit, que cela soit sous forme de missives, de pensées, de descriptions ou de dialogues. Le tout glisse et m'a entraîné dans une spirale de lecture.
Ensuite, la construction de son récit "force" la lecture. Impossible de lâcher après un chapitre. Le suspense tient en haleine et pousse à aller toujours plus loin pour découvrir la suite. Chaque chapitre représente en fait le 15 juillet d'une année. Il démarre en 1988, pour terminer en 2008. Tout au long de ces années, on suit les deux héros. L'auteur ne donne à lire qu'un jour sur année, mais qui narre un aperçu de ce qui s'est déroulé pendant cette année, et comment ont évolué les personnages et les relations établies entre eux ou avec leurs proches. L'auteur n'a aucun scrupule à terminer un chapitre sur un point d'orgue, laissant son lecteur en pleine avidité de savoir ce qui va se passer... mais il faut attendre et progresser petit à petit (d'où le "t'approche pas, je lis!").
Avant de commencer ce livre, j'avais un peu un doute, en pensant que Nicholls était auteur pour la télé et que l'histoire risquait d'être neu-neu. Eh bien je me trompais! J'ai adhéré et adoré.
J'ai été menée par le bout du nez du début à la fin. J'ai été attendrie, divertie et soufflée. Le suspense tient jusqu'au bout!
Bref, une vraiment chouette découverte qui me donne envie d'en lire un autre.
Avis à ceux qui l'ont lu et en ont lu d'autres... par lequel continuer! (Bin waaai, toujours ce fichu risque de ne pas être conquise par un autre titre).

Ma note : 4,5 étoiles
Coup de coeur 2011
Image piquée
Et hop! Ce titre entre dans mon challenge God save the livre!

lundi 5 septembre 2011

Bienvenue à Oakland - Eric Miles Williamson

Fayard, Août 2011, 414 pages
Mauvaise pioche avec ce titre.
Tentée par le résumé de ce bouquin, proposé en partenariat avec Newsbook, j'ai postulé et eu la chance de le recevoir (Merci à l'équipe de Newsbook et aux éditions Fayard). 
Quelques jours après, me voilà en train de découvrir cet auteur. Le voyage promet d'être noir, sombre et bousculant.
Le résumé :  
États-Unis, de nos jours. T-Bird Murphy, la quarantaine, fils d’immigrés irlandais, se terre dans un box de parking. On le soupçonne d’un crime qu’il n’a peut-être pas commis. Incarnation du quart-monde occidental, T-Bird écrit sa rage. 
Un long monologue intérieur, animé par les figures de son passé, qui vient tromper sa solitude et mettre des mots sur la violence de l’exclusion. T-Bird a grandi dans le ghetto noir et mexicain d’Oakland, une ville industrielle qui rejette les Noirs, les Chicanos et les Blancs pauvres vers les décharges, sur les bords pollués de la baie de San Francisco. Pour faire mentir le destin, il a sacrifié à la sainte trinité : études, mariage et consommation. Il a fait tous les petits boulots, vécu dans les pires conditions. Mais on n’a jamais voulu voir en lui que l’enfant de ses origines, fauteur de troubles en puissance.
Renvoyé à sa misère et du fond du chaos qui l’a englouti, il revendique la déchéance comme nouvelle forme de liberté, et la solidarité comme espérance de dignité. 

Lu en à peine 4-5 jours, j'avoue avoir eu quand même du mal à me plonger dans l'histoire de T-Bird, le héros. Je m'attendais à tomber dans un roman noir, avec le "crime" en point central et les dures conditions de vie, ainsi que la critique du monde actuel en trame de fond. 
Les premiers mots de T-Bird Murphy sont lourds et acides. Ses paroles sont là pour agresser et être percutantes. De ce côté là, on ne pas nier que l'auteur a bien réussi son travail.
On est de suite immergé dans le côté obscur de notre société; ce côté qui rejette l'autre, celui qui est différent et qui n'apporte rien à la société de consommation.
T-Bird peint sa vie en nous racontant ses souvenirs, depuis le temps où il vivait avec sa mère qui le maltraitait, le temps de ses premiers petits boulots, etc... 
Et là où je me suis noyée, c'est quand tout ces récits partent en digressions. Le héros débute une histoire, puis switche sur une autre et encore une autre. Pour moi, lectrice, je n'ai pas réussi à accrocher le fil. Je suis restée coincée en attendant le moment où il allait parler du meurtre, etc. J'attendais une mise en route qui n'est jamais vraiment arrivée pour moi.
Alors j'ai suivi, en spectatrice, le film de la vie de T-Bird, et je ne me suis pas vraiment "amusée". Avalant même certains passages en diagonale.
Évidemment, ce n'est pas un récit de Disney, et le cadre de l'histoire n'est pas gai. Du tout. Néanmoins, je n'ai pas réussi à me passionner pour cette vie. Je ne me suis pas attachée aux personnages et ne me suis pas sentie révoltée face à ces conditions de vie indécentes (excepté le passage où il fait les jardins et qu'il se fait royalement arnaqué. Je pense que c'est le seul passage qui m'a captée).

Bref, ce n'était pas un grand moment de lecture pour moi.
D'autres lecteurs ont mieux apprécié que moi cette lecture, ou pas... : Aaliz, Bene, Plume

Ma note  : 1,5 étoile