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Index des auteurs

mardi 19 octobre 2010

Relais numérique via BOB

Un post pour relayer l'appel de BOB, à propos du livre numérique.
A la question "avez-vous un lecteur numérique?", je réponds non... et je ne suis pas trop tentée... j'aime trop le contact avec les livres et les promenades en librairies. Bon maintenant, je n'ai jamais testé les nouveaux lecteurs, mais juste testé la lecture sur ordinateur (que bof bof pour moi...)
L'enquête est ouverte. Elle s'inscrit dans le cadre d'un projet en cours avec plusieurs partenaires.
Et tout ça se passe ici!
http://www.blog-o-book.com/avez-vous-un-lecteur-numerique


A vos claviers!!

vendredi 15 octobre 2010

Les fables de sang - Arnaud Delalande

Retour encore dans le passé, avec ce bouquin issu de la sélection polar du livre de poche pour le mois de juin (ce ne fût pas un très bon mois celui-là). Donc une note qui traine dans un coin de ma tête (on va voir ce qu'il en reste), un peu à cause de la paresse (je regarde le temps qui passe telle une vache regarde les wagon...) et un peu parce qu'il ne m'avait pas emballé.
L'histoire se déroule sous Louis XVI (c'est-à-dire qu'il débute en 1774). Un tueur sévit dans les jardins du château de Versailles. Après chaque meurtre, ce dernier laisse auprès de ses victimes un parchemin avec les vers d'une fable de La Fontaine qu'il signe du nom du Fabuliste. Ces parchemins sont destinés à un certain Pietro Viravolta qui agissait pour la police secrète sous le pseudonyme de l'Orchidée Noire.
"L'Orchidée Noire", sollicité par le palais qui craint pour sa reine et son roi, se met en branle et tente de reconstituer le puzzle pour démasquer l'assassin.
Voilà en gros pour le fil de l'intrigue.
Alors que la couverture nous annonce "L'Arturo Pérez-Reverte français" (aaah! j'aime pas cette technique de vente!), que je n'ai pas encore lu Arturo (mais dont je connais un peu la réputation), je me suis dit : "ah!ah! bon bin il va être sans doute chouette ce roman". Et bien j'ai assez vite déchanté.
L'histoire, en soi, n'était pas désagréable. Le problème, au niveau de l'intrigue, c'est que l'auteur ne laisse pas planer assez de mystère. Très vite, le lecteur comprend qui est le tueur et pourquoi il agit. La seule inconnue reste de savoir s'il va arriver à ses fins ou pas (et bon... hem... je me tais, mais bon).
Au niveau du style, au départ, ce n'était pas désagréable. Je découvre la narration, je plante le décor dans ma tête. Mais je me suis assez vite lassée des phrases un peu longues et lentes. J'avais ouvert un polar et je voulais du "polar". On me propose du polar historique! Cool, en plus ça permet de voyager dans le temps. Et là, je me suis demandée si je n'étais pas plutôt tombée dans un documentaire (qui pourrait être intéressant, vu qu'il y a toujours des morceaux qu'on ne connait pas) vu le manque de rythme que l'auteur avait a offrir.
Bon, ceci est évidemment mon propre avis. Il y a évidemment quelques passages un peu plus dynamiques, mais je n'ai pas été charmée par le texte. Je l'ai plutôt trouvé un peu longuet.

Je ne pense pas que je conseillerais ce livre à un amateur de sensations fortes, par contre, si vous souhaitez vous promener à Versailles, découvrir une époque et apprendre des anecdotes historiques, ce livre est pour vous. (Bon, je ne suis pas assez calée en histoire pour dire que l'auteur raconte des cracks, et, Ô paresse, je n'ai pas été vérifier tous les faits énoncés ;-) )

Ma note: 1,5 étoile

Les fables de Sang, Arnaud Delalande, Livre de poche, mai 2010, 433 pages

Concours : Damnés de Lauren Kate

Depuis quelques semaines, des concours se déroulent sur la blogosphère poour remporter le livre "Les damnés" de Lauren Kate.
Je ne connais pas du tout l'auteur, mais au vu du résumé, j'étais bien tentée de découvrir le bazar!
Je me suis donc inscrite à un concours chez Leiloona.
Afin de promouvoir l'action, en faisant tourner l'information... on augmente nos chances de gagner!!

Et comme l'idée vient d'un autre concours, sur un autre blog... vais tenter le coup deux fois, et je relaye les deux sites sources.
L'autre concours se déroule chez Stéphie.

Bonne participation à tous et bonne chance!!

Le chant du bourreau - Norman Mailer

Petit retour en 2009 avec des notes de lecture en retard...
Le chant du bourreau de Norman Mailer, petit pavé écrit vers 1981, réédité dans la collection Pavillon poche de Robert Laffont en mars/avril 2009, m'a totalement emballé!
Je n'ai pas lu d'une traite les quelques 1291 pages du roman, mais plutôt en deux étapes. Le livre est divisé en deux parties de 500 et 700 pages. (Je parle beaucoup du nombre de pages, mais ça faisait longtemps que je ne m'étais pas engagée envers une telle brique... ma dernière expérience doit remonter avec le Comte de Monte Cristo qui ne faisait "que" 800-900 pages le tome).
Quelque soit l'épaisseur du roman, dès que l'on ouvre la couverture du livre de Mailer, on pénètre dans une immense saga.
Cette histoire, c'est celle de Gary Gilmore. Personnage d'un réel fait historique qui s'est déroulé aux Etats-Unis dans les années 70.
Norman Mailer relate l'histoire de cet homme via un travail documentaire et des témoignages de ses proches. Un récit tellement bien écrit qu'on a vraiment l'impression de se plonger au coeur du sujet en première ligne.
L'histoire : Gary Gilmore sort de prison, où il a passé la majeure partie de sa vie (près de 20 ans sur ses 36). A sa sortie, une cousine va le prendre sous son aile et tenter de le réadapter à la vie sociale. Très vite, il fait la rencontre de Nicole dont il va s'enticher. Un amour tantôt réciproque, tantôt déchiré de la part de la jeune fille-mère. La réinsertion de Gary se fait tant bien que mal, et après 9 mois de liberté et quelques petits larcins, Gary commet deux meurtres.
Pris en chasse par la police, Il est renvoyé manu-militari en prison. C'est à ce moment que Nicole prend conscience du profond attachement qui la lie à Gary. Elle ne vit désormais plus que pour lui et est prête à mettre fin à ses jours, en même temps que son homme alors emprisonné, afin d'être réuni à jamais. Tentavies qui vont échouer.
Gary est alors inculpé pour le double meurtre et condamné à la peine de mort. Peine contre laquelle Gary ne souhaite pas faire appel, au grand dam de ses avocats.
L'affaire Gilmore devient donc un fait majeur dans l'actualité judiciaire qui va animer les médias.
Difficile de résumer cette brique, tellement elle est foisonnante!
En quelques mots, on pourrait dire "l'histoire d'un criminel refusant de faire appel"... ou comme l'a fait l'auteur "Une histoire d'amour américaine" (sous-titre de l'ouvrage).
Mailer nous emporte dans un récit palpitant sur la vie d'un homme, son appartenance à la communauté mormon, une culture, la vie carcérale et le monde judiciaire. Le portrait fascinant d'un personnage ambigu et à multiple facettes, une personnalité difficile à cerner.
La première partie concerne les neuf mois de vie en liberté de Gilmore, la seconde (plus épaisse) relate son combat pour être fusillé, espérant ainsi une rédemption pour une autre vie en osmose avec Nicole.
J'ai été totalement happée par le roman, même si je l'ai lu en deux fois.
Il est difficile de classer ce roman dans la catégorie fiction tellement Mailer se base sur la réalité (enfin bon, je n'y étais pas et n'ai pas étudié le sujet en profondeur, mais pour ce que j'en ai lu, le roman tient plus ici du documentaire romancé que de la fiction basée sur des faits réels... enfin quoique, vous allez me dire que c'est vague comme description).
Une chose est sûre, sachant qu'il s'agit de faits réels, impossible d'imaginer que Mailer n'a pas suivi les protagonistes pas à pas depuis le début.
Le style de Mailer est qualifié de New journalism, c'est-à-dire l'usage appliqué de techniques journalistiques dans le récit de fiction.
Autant que je me souvienne (baaah oui, ça fait déjà plus d'un an que je l'ai lu...), Mailer ne propose pas de courtes phrases ou des rebondissements à tous les chapitres, mais le rythme n'en n'est pas moins haletant. Même si je connaissais l'issue de l'histoire, j'ai été absorbée par le déroulement et le développement qui s'étalait sous mes yeux.
Une oeuvre à découvrir!!
(Et j'en profite pour remercier Pierre qui m'a conseillé ce livre, même si je ne pense pas qu'il passera par ici ; -) )

Ma note : 4 étoiles

Le chant du bourreau, Norman Mailer, Pavillons poche, avril 2009, 1300 pages

jeudi 14 octobre 2010

Le labyrinthe de la rose - Titania Hardie

Tentative de mise à jour de mes notes de lectures...
Ce bouquin date de juillet (deuxième titre de la sélection polar de juillet du livre de poche). Petite brique qui m'a donné un peu de suées... non pas de stress, mais pour m'accrocher et arriver jusqu'au bout. Pas qu'il était totalement nase, mais un peu pfffff et parfois long.
Résumé :
Tandis qu'à Londres Lucy attend qu'on lui greffe un coeur, Will sillonne l'Europe pour tenter de donner un sens à l'héritage que sa mère lui a légué. Une quête qui les liera, Lucy et lui, de façon inextricable et ce, à tout jamais. Mais Will parviendra-t-il à répondre aux questions qui le taraudent ? D'autant qu'il n'est pas le seul à rechercher les vérités qui se cachent au centre du Labyrinthe de la Rose...
Plus qu'un livre, plus qu'un jeu, un défi : laissez-vous entraîner sur la piste des mystères du Labyrinthe, découvrez les secrets de John Dee, éminent scientifique et astrologue du XVIe siècle et reconstituez le puzzle qui mène à la Rose...

Ma bafouille : L'histoire démarre plutôt pas mal. Une intrigue qui débute en 1600 et qui va s'entre-mêler au fil des pages à notre époque. Le décor... l'Angleterre (youhou, j'adore). Le premier personnage, un jeune homme, Will, de retour dans une maison familiale située en France. Il s'apprête à rejoindre l'Angleterre, le sac à dos chargé de morceaux du puzzle qui l'anime depuis quelques temps. La seconde, Lucy, est à Londres. elle attend un greffe de coeur. Le troisième personnage, en quelque sorte le lien entre les deux premiers, Alex, le grand frère de Will, et le chirurgien de Lucy.
Dès le début, on tombe sur l'énigme qui va animer toute le récit. Celle que Will tente de décrypter. Le hic, c'est qu'un grand drame (qui arrive au bout de 30 pages environs) fait que l'on continue sans lui. En tentant de ne pas spoiler l'intrigue, ce drame va également relier les deux premiers personnages. Bon là, ok j'en dis beaucoup. En même temps, je pense que de ce côté, l'auteur ne s'est pas trop foulée pour ménager le suspense.
Le point d'interrogation qui plane est un peu le "pourquoi" du grand drame.
Bref...
D'un bout à l'autre, on va suivre les aventures de Lucy, en quête de la clé du mystère. Aidée par Alex et deux amis, elle va pas à pas dénouer les fils, tout en étant poursuivi par des méchants! (aaaah les fameux méchants!!! les voilà!).
Ce n'est pas une mauvaise intrigue, mais elle a quand même un goût de déjà lu. Les fans de Dan Brown se régaleront! A condition de ne pas se froisser aux côtés "neuneus/fleurs bleus" qui jalonnent les chapitres.
De ce côté, j'ai été un peu lassée par les tribulations des couples et les monologues-pensées "oui-c-toi-tu-es-mon-autre". Au niveau du déroulement de l'intrigue, je me suis parfois retrouvée à côté de la plaque, perdue dans des démonstrations que j'avais du mal à ingurgiter. A vouloir faire trop complexe, on finit par s'arracher les cheveux.
Au final, un livre que j'ai démarré avec curiosité, mais qui m'a donné du fil à retordre pour arriver au bout (merci la lecture en diagonale). Je n'ai pas été emballée (pas complètement dégoutée non plus). C'est loin d'être le meilleur thriller que j'ai lu cette année.
Donc petite déception.

Ma note : 1,5 étoiles

La labyrinthe de la rose, Titania Hardie, livre de poche, mai 2010, 573 pages

mercredi 13 octobre 2010

Saga - Tonino Benacquista

J'ai reçu ce livre en cadeau pour mon anniversaire. J'avais déjà égaré un oeil ou l'autre en librairie sur la couverture. Donc, quand j'ai ouvert l'emballage, c'était une très agréable surprise!!
Quelques mois plus tard, je découvre enfin Tonino Benacquista et son incroyable Saga! J'en conserve un grand plaisir de lecture!

Résumé :
Comme les trois mousquetaires, ils sont quatre, embarqués dans une drôle d'aventure : écrire le scénario d'un feuilleton télévisé destiné à occuper l'antenne pendant les heures creuses de la nuit. Peu importe l'histoire puisque personne ne la regardera, la saga n'obéit qu'à un seul critère : coûter le moins cher possible en décors, acteurs et tournage. Et les quatre scénaristes, que tout sépare, ont été recrutés pour leur seul point commun : ils n'ont pas les moyens d'être exigeants. Marco, le narrateur, est quasiment prêt à travailler gratuitement, Jérôme, le plus jeune, s'est déjà brûlé les ailes dans son rêve de conquérir Hollywood, Mathilde est une pisse-copie du roman sentimental, et Louis a connu son heure de gloire à Cinecittà mais il y a longtemps déjà. La rencontre des quatre auteurs va pourtant avoir des conséquences inattendues. Puisqu'ils ont toute liberté, à condition d'être économes, ils décident de se faire plaisir et se lancent dans une histoire qui non seulement aura un succès inattendu, mais transformera leur vie, et même, à certains égards, l'ordre du monde.

Mon avis :
J'ai eu beaucoup de plaisir à me plonger dans cette lecture. Le livre débute avec une tranche de vie des trois premiers protagonistes, Louis, Jérôme et Mathilde. S'en suit l'entrée en matière, et la prise de la plume par le narrateur, Marco. Quatre personnages, quatre écrivains qui vont être entrainés dans une aventure rocambolesque, celle d'écrire une série française pour répondre aux quotas imposés. Quatre personnalités qui vont imprimer leur état d'esprit à ce soap opera, dont ils pensent que personne ne va regarder.
Le style de Benacquista est vraiment très agréable à lire. Un style léger, des phrases qui se laissent lire, qui se dévorent d'une traite. On ne se torture pas l'esprit, on savoure! On voyage entre l'écriture de la série, des extraits de scènes et les (hauts) et les bas quotidiens des auteurs. Un roman qui suit son fleuve, piqué de rebondissements et qui offre un tableau de certaines difficultés de rapports quotidiens entre humains.
Ecrit en 1997, à l'heure où les séries existaient déjà, mais avant l'énorme engouement rencontré depuis les années 2000, le roman dépeint également le rapport à la télévision et la place importante des scénaristes dans la création télévisuelle.
Un livre que je conseille vivement à celui qui veut passer un agréable moment de lecture!
L'auteur a également écrit des romans noirs... que je vais m'empresser de découvrir!

Ma note : 4 étoiles

Saga, Tonino Benacquista, Folio, avril 1999, 439 pages

Babelio-Masse critique.. des livres dipos!

Un petit relais de l'info :
Il reste des livres disponibles pour l'opération Babelio/Masse critique.

Ouvert à tous! Même si vous n'avez pas de blog!
Une opération spéciale "littérature de l'imaginaire".

dimanche 10 octobre 2010

Cher amour - Bernard Giraudeau

"Cher amour" est la correspondante anonyme et imaginaire à qui Bernard Giraudeau raconte ses longs périples entre l'Amérique Latine et l'Asie, en passant par la planche de Paris.
Des voyages vécus "à la rude" (on n'est pas dans un all-in!), des contrées traversées qu'il décrit à Madame T., et qu'il agrémente de pans historiques lié à des autochtones, hommes et femmes, au destin un peu particulier.
Ce carnet de voyage est écrit d'une manière "poétique". A travers des envolées littéraires, Bernard Giraudeau nous donne à voir les tableaux de ses différents périples. On regarde à travers ses yeux, on voit ce qu'il voit. On découvre à travers ses lettres des contrées lointaines, des paysages et des histoires. Par contre, je pense que je suis restée à quai. Le style d'écriture est agréable à lire, mais il m'est arrivé de décrocher et de me perdre dans les mots, le regard dans le flou. Je n'ai pas accroché au voyage et le livre m'est un peu tombé des mains avant la fin.
J'avais envie de découvrir le Bernard Giraudeau-écrivain. Le fait que le bouquin était un carnet de correspondances m'avait bien tenté. Malheureusement, la sauce n'a pas pris avec moi.
Je vais le faire tourner vers ma maman qui avait entendu parlé du livre et que voulait le lire... j'espère qu'elle sera plus entrainée dans le récit que moi!


Quoi qu'il en soit, je remercie BOB et les éditions Points qui m'ont permis de découvrir le livre par un partenariat.


Cher Amour, Bernard Giraudeau, Points, Mai 2010, 305 pages