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dimanche 22 juin 2008

Baisers de cinema - Eric Fottorino


"Je ne sais rien de mes origines. Je suis né à Paris de mère inconnue et mon père photographiait les héroïnes. Peu avant sa mort, il me confia que je devais mon existence à un baiser de cinéma".
Gilles Hector vient de perdre son père, photographe sur les plateaux des plus grands cinéastes. N'ayant jamais connu sa mère, il part à sa recherche dans les cinémas, à voir et revoir les films de la Nouvelle Vague. Il est obsédé par ces comédiennes, l'une d'elles pourraient être sa mère. Un jour, il va rencontrer Mayliss, une jeune femme mariée, dont il va tomber amoureux.
Cette histoire est celle de sa quête, d'une part de sa génitrice, d'autre part de l'amour pour une femme aussi mystérieuse que belle.
Je me suis laissée embarquée dans ce récit teinté de noir et blanc, d'ombre et de lumière, de phrases simples et prenantes. J'ai été fascinée par ses images de cinéma que l'auteur nous donne à voir et à vivre, par ses moments intenses entre Gilles et Mayliss. Une recherche presque impossible, un amour tout aussi difficile à vivre. Une partie de cache-cache à travers les souvenirs laissés sur pellicules et les affres d'une passion dévorante.
L'abandon de soi, la quête de son Graal, Gilles nous transporte.
J'ai reçu ce livre à Noël d'un féru de cinéma. Je lui renvoie l'ascenseur.
Ce récit est un long baiser de cinéma, à la fois long et intense en émotions, où le rêve met la réalité entre parenthèse.
Le style de l'auteur est simple et poétique. De jolies phrases qui ne tentent pas de nous éblouir par une fausse virtuosité. Des mots simples pour une histoire obscure. Un bon dosage entre les deux qui m'a happé à travers ses pages. Des lignes que j'ai savourées. Un agréable moment de lecture à travers le parcours intimiste de Gilles.
Ma note : 4 étoiles.
Baisers de Cinéma, Eric Fottorino, Gallimard, 189 pages, Prix Fémina 2007.D'autres avis ici : Clarabel, Lily, Lilly

dimanche 15 juin 2008

Le seigneur de Bombay - Vikram Chandra


Voici (enfin), ma note de lecture à propos de ce roman fleuve de Vikram Chandra. J'ai reçu ce livre dans le cadre de l'action Babélio/Masse Critique.
Et bien je suis au regret d'annoncer que je me suis un peu noyée dans ce fleuve. J'avais sélectionné ce livre tout d'abord parce que le résumé était plutôt attirant, mais aussi parce que ça se passait en Inde, un pays que j'ai peu ou pas visité en lecture.
Lorsque j'ai reçu le bouquin, j'ai été évidemment surprise par ses 1000 pages (même si on est un gros lecteur, ça peut évidemment faire peur quand on ne connaît pas l'auteur). Je n'ai pu l'attaquer immédiatement, mais l'envie ne manquait pas. (J'avais déjà volé quelques lignes de lectures pour me mettre en bouche).
J'ai enfin ouvert pour du bon cette brique d'au moins 2 kg, et là.....c'était le blocage. Je me suis amusée avec la scène d'ouverture sur le tragique destin du pauvre Loulou de Poméranie. Mais j'ai ensuite assez vite perdu le fil des descriptions interminables.
Il s'agit d'un thriller, donc pour moi, l'action doit démarrer assez vite. Je n'ai rien contre les mises en situation, la rencontre avec le héros, la découverte de l'univers etc... Je pense même que c'est important pour bien s'intégrer au récit. Mais il y a description et description. Arrivant dans un monde inconnu, beaucoup de termes me sont étrangers. L'auteur propose un lexique en fin de volume pour faciliter la compréhension. Démarche intéressante pour le lecteur, mais on en arrive alors à passer d'une extrême à l'autre du bouquin en risquant l'entorse.
L'écriture est petite, les pages sont longues et j'ai eu du mal à m'attacher au personnage principal.
Alors que l'intrigue semble débuter, les scènes sont à nouveau entrecoupées de discours qui, je pense, n'apporte peut-être pas grand chose au récit à ce moment là.
J'aurais aimé être plongée d'un coup dans cette rivière, plus rapidement en tout cas.
J'ai donc fait une chose que j'ai en horreur et j'ai lâché le roman. Bon je ne dit qu'il s'agit là d'un abandon définitif... qui sait...
Mais là c'était un peu indigeste pour moi.
Il me semble que pour pouvoir apprécier ce bouquin, il faut pouvoir se détacher complètement pendant une longue période afin de se faire happer par l'histoire. Ce qui n'est pas mon cas pour le moment. (Comme quoi je ne rejette pas toute la faute de cet abandon sur l'auteur).
Mon reproche à l'auteur est d'avoir misé sur un démarrage trop lent.
Je compte quand même faire tourner ce livre, pour lui donner sa chance. Il ne faut pas s'arrêter sur une seule expérience.
Le Seigneur de Bombay, Vikram CHANDRA, Robert Laffont, 2008, 1037 pages.