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Index des auteurs

dimanche 24 décembre 2006

Le passager, Patrick Sénécal, 3,5 étoiles


Pas facile de se procurer les livres de Patrick Sénécal de ce côté de l'océan.
Grâce à la vente d'occasion via internet, j'ai pu trouver les autres titres de cet auteur qui m'a happée dans son tourbillon littéraire.
Le passager est l'histoire d'un jeune homme de 28 ans engagé au CEGEP de sa ville d'origine, Drummondville. Il va y enseigner la littérature et plus particulièrement aborder le thème du fantastique. Lui qui n'a jamais lu d'histoire d'horreur, va rapidement prendre goût à ce genre surtout quand il traite de l'enfance.
Trois fois par semaine, il fait l'aller-retour, entre le domicile parental et son appartement de Montréal. La route est longue quand on est seul. Un jour, il décide de prendre à bord de sa voiture un auto-stoppeur qu'il avait déjà vu à plusieurs reprises sur son trajet. Ainsi débute son incroyable avanture.
Patrick Sénécal m'a, à nouveau, transporté dans son monde. Lu d'une traite, ce roman m'a plongé dans une culture francophone différente de la mienne. Un langage, des expressions nouvelles qui développent un cadre d'action différents. Ca ressemble à du Stephen King, mais ce n'est pas du Stephen King. On est loin de l'envirronement américain. Dépaysement garanti!
Le style de Senecal est agréable à lire. Pas lourd, le suspense est préservé jusqu'à la fin du récit. Même si à un momennt de l'histoire j'ai cru avoir la solution, j'ai été replongée dans le doute jusqu'au dénouement.
Un bon thriller sur lequel il vaut la peine de s'attarder!

Scream Test, Grégoire HERVIER, 3 étoiles


Entrons dans le monde sanglant de la télé réalité. Univers impitoyable où les candidats vendent leur image au diable. Ils deviennent les pantins d'une super-production qui n'hésite pas à dénaturer, capter, couper des moments pour tailler une personnalité aux joueurs. Sur les sept candidats sélectionnés, il n'en restera qu'un seul à la fin de la semaine.
En somme, une émission bien banale, comme on en voit tous les jours depuis quelques années... quoique...
Grégoire Hervier, pour son premier roman, nous entraîne dans une critique de la société, de la télé, du système judiciaire. Il nous présente les dérives de chaque secteur avec une pointe d'humour. On pourrait y voir une caricature, mais c'est plus proche de la réalité que de la moquerie. J'ai passé un bon moment de lecture. Je l'ai découvert... parce que j'adore cette collection "Au diable Vauvert", puis le résumé m'a également séduit. Même si on constate que le style n'est pas encore tout à fait certain, et que l'auteur va sans doute s'améliorer sur ce point au fil de ses écrits, il s'agit tout de même d'un bon thriller. Le suspense est là, les personnages sont crédibles, l'enquête nous entraine au fil des pages, on ne s'ennuie pas. L'auteur ne nous entraîne pas dans de longs passages sans fin. Une bonne dynamique fait tourner ce roman. Un bon conseil de lecture pour cet hiver!

mercredi 13 décembre 2006

Rhésus, Héléna Marienské...

Je pense qu'il s'agit de mon premier abandon de l'année 2006.
Je n'aime vraiment pas laisser tomber un bouquin comme ça, mais là j'ai eu du mal à continuer à avancer.
Surtout que ma PAL ne cesse de grimper... même si mon porte-monnaie hurle de désespoir et ma carte de banque est complètement brûlée.
Je n'ai entendu que de bonnes choses de ce roman, mais je décroche.
Au départ, tout allait bien. L'histoire se décompose selon les récits de plusieurs protagonistes.
Raphaëlle ouvre le bal. Elle nous fait rire avec les critiques acerbes qu'elle adresse à sa fille. Puis vient celui de Céleste qui nous apporte un autre regard sur la situation.
Nous rencontrons Ludovic, un infirmier de la maison de retraite, Dhorlac, un grand écrivain à qui l'on demande de réaliser un livre sur le fait divers ayant cours dans le home... et puis un dernier locuteur... que je n'ai pas encore lu...
L'intérêt de cette construction, c'est qu'elle nous apporte un point de vue différent sur la même situation, la même histoire.
On voit la réalité à travers les yeux de celui qui la raconte. Ainsi, on se dit "pauvre Raphaëlle! Ce qu'elle doit vivre!!", puis on se pose tout de même la question de savoir si elle n'est pas un peu sénile...
En gros, ce que j'en ai lu était plutôt pas mal. Mais j'ai vraiment eu assez de mal à rester scotchée... et j'ai baissé les bras.
Bon je pense que je le reprendrai à un autre moment... du moins pour finir les 100 pages qu'il me reste et connaître le pourquoi du comment de l'histoire.
Parti d'un fait divers, l'auteur nous entraîne dans un home et nous fait découvrir la vie des seniors. Entre Jeux vidéos et (re)découvertes sexuelles, il s'en passe des choses. Et tout ça rythmé par l'entrée clandestine d'un singe bonobo et le refus des vieillards de s'en débarrasser.
Je vais laisser ma note en suspens et remettre ça à l'année prochaine...
Pour la petite note culturelle... l'auteur a reçu le prix du 15 minutes plus tard de la rentrée littéraire 2006.
Deuxième note, je ne remercie pas l'éditeur de ce bouquin d'avoir mis une couverture blanche.
A le promener partout avec moi, le livre est devenu presque tout sale! Je n'ai jamais fait ça avec un livre et ça me rend quasi malade ;-)
Brrrr ça fait froid dans le dos d'imaginer qu'on puisse faire des livres qui se salissent si vite!
Bon au moins, il a vécu, c'est le côté positif du torchonage de livre.

samedi 9 décembre 2006

Le puits des histoires perdues, Jasper FFORDE - 4 étoiles

Il y a un an, j'ouvrais les portes de ce blog avec un livre de Jasper Fforde. Quelle sympathique coïncidence que de se retrouver un an après avec le roman du même auteur! (Ok, j'ai un peu trainé pour faire ma note, mais ça tombait presque pile poil à la même date...)
Le puits des histoires perdues, c'est le troisième volet des aventures du Thursday Next, après "L'affaire Jane Eyre" et "Délivrez-moi".
C'est aussi le lieu où stagnent les livres édités qui ne trouvent pas, ou peu, de lecteurs et sont menacés d'éradication. Mais c'est aussi dans le Puits que Thrusday va trouver un peu de répis.
Voyages à travers les livres, rencontres avec des personnages burlesques, Fforde nous transporte dans un univers toujours aussi loufoque. Un style simple mais conjugué avec un vocabulaire original. Un récit et pas mal de dialogues entre les protagonistes. La narration est dynamique. Difficile de résumer ce livre sans en dévoiler les secrets des deux autres tomes.
Attention à ne pas s'égarer au tournant d'une étagère de romans ou autres essais. Dans le premier tome, le lecteur peut se sentir dérouté et se demander dans quoi il est tombé... mais au bout de trois aventures, on s'est familiarisé avec ce monde des livres. Je suis devenue une accro des aventures de Thrusday et me réjouis d'en connaitre la suite. Reste à voir comment l'auteur va exploiter ces titres suivants. Le risque est évidemment de tomber dans de la redite ou de la surenchère qui ôterait tout le charme du début. C'est le risque encourru quand on se lance dans une "épopée"!
Je vous invite aussi à découvrir Jasper Fforde. Scénariste pour le cinéma, on ressent un peu cette influence dans son écriture romanesque. Cela lui confère un certain dynamisme, l'histoire n'est pas figée.
Je lui donne 4 étoiles, en attendant une suite tout aussi rebondissante.

Happy Bookday!

Voilà! Une année s'est écoulée depuis le début de ce blog.
J'espère que bien d'autres vont suivre et que de nombreux articles seront postés (signe que je lis beaucoup!!). J'espère aussi toujours m'améliorer dans la rédaction des notes...
Bon faudra aussi que je sois plus inspirée que ce matin.... Finalement, il n'y a rien d'autre à ajouter que

JOYEUX ANNIVERSAIRE
MON JOLI CARNET DE LECTURES!!

jeudi 30 novembre 2006

Mysterious skin, Scott Heim, 4 étoiles


Brian Lackey, Neil McCormick, deux garçons, deux vies, deux drames.
A l'âge de 8 ans, 5 heures de la vie de Brian se sont envolées. Pendant ces heures, il ne sait pas ce qui lui est arrivé. Victime d'absences et de saignements de nez, 10 ans plus tard, Brian est persuadé qu'il a été enlevé par des OVNI. Il va tenter de lever le voile sur cette fameuse journée oubliée.
Neil McCormick a 8 ans quand il prend conscience de son attirance pour les garçons. Séduit par son entraineur de base-ball, il est persuadé que cet homme lui voue un amour infini. 10 ans plus tard, Neil vit de passes et envisage de partir rejoindre son amie à New-York. Pour gagner sa croûte, il se prostitue.

Les 10-15 années sur lesquelles s'étale l'histoire sont racontées par différents protagonistes, à la première personne, et en majeure partie à travers la voix de Brian et Neil. Le récit des autres personnes, à divers moment de l'histoire, donne un éclairage extérieure sur la vie des deux garçons. Ainsi nous entendons la soeur de Brian, l'ami ou l'amie de Neil, qui décrivent chacun leur rencontre et le début de leur amitié, etc...
Le thème de l'histoire est grave. La manière dont l'auteur présente cette succession de chapitre apporte une certaine dynamique au récit qui donne envie de toujours aller plus loin. On veut que les personnages arrivent à un dénouement, heureux ou malheureux, il faut qu'ils comprennent ce qui leur est arrivé. Ou plutôt qu'ils se rendent compte du drame qui pèse sur eux.

5150 rue des Ormes, Patrick Sénécal, 4,5 étoiles


Yannick Bérubé part vadrouiller en vélo dans sa nouvelle ville. Une chute lui fait croiser la route de Jacques Beaulieu, propriétaire du 5150 rue des Ormes. D'abord reconnaissant de son aide, Yannick va très vite déchanter. Séquestré chez les Beaulieu, son calvaire ne fait que commencer.
Ce thriller est raconté à la première personne. Tout d'abord à travers la voix de Yannick, qui narre son aventure et l'écrit sur des feuilles que Beaulieu a bien voulu lui fournir. Les chapitres sont entrecoupés de morceau du journal de Maud Beaulieu. On apprend comment les Beaulieu se sont rencontrés, comment a évolué leur relation et leur vie commune. Ce bond dans le passé nous éclaire sur la situation actuelle.
Patrick Sénécal plonge le lecteur dans une atmosphère étouffante et angoissante. Au fil du texte, on a envie d'en savoir plus, d'aller toujours plus loin. Difficile de lâcher le bouquin avant la fin. Le style de l'auteur est vivant, haletant. Grâce à l'écriture en "je", le lecteur devient témoin de l'histoire de Yannick, on est l'interlocuteur principal de Yannick, la personne qui pourrait l'aider à s'en sortir. Malheureusement, Yannick ne peut entendre nos conseils et ça fait hurler...
On retrouve chez Sénécal un côté Stephen King, mais avec une nationalité différente, un environnement géographique différent.
J'étais vraiment très contente de découvrir cet auteur canadien et je compte bien y revenir. Se trouvent sur ma PAL : Le passager, Aliss, Les 7 jours du Talion et Oniria.
Une atmosphère où il est agréable de se plonger. Un bon moment de lecture et donc 4,5 étoiles pour ce titre.

dimanche 26 novembre 2006

Bref passage

Toujours privée d'Internet, je fais un petit crochet en profitant de la connexion d'un voisin non sécurisé (on reste poli, on télécharge pas à gogo!).
Pas très à jour dans mes cirtiques et un peu paresseuse... je tente de rédiger quelque chose qui donne envie et le met en ligne dès ce soir! (Il faut que je sois plus sévère avec moi-même si on veut éviter la stagnation!)
Sinon, côté lecture, je me suis lancée dans Rhésus... sous les bons conseils de Sébastien Ministru (via le close up et le Télémoustique), mais là... à l'écouter cela devait être assez "comique", humour noir et compagnie... et il faut dire que je m'ennuie parfois un peu...
oui l'histoire est pas mal, mais je suis pas super embarquée...
Il me reste 100 pages et j'espère ne pas défaillir...
J'ai horreur de l'aisser tomber un bouquin...
Je ne vais pas non plus faire un étalage de mon stress face aux coins cornés et tranches tranchées... mais un bouquin blanc, c'est pas le top quand on est maniaque...
J'ai donc décidé de passer outre et je laisse vivre ce livre, qui passe du fond de mon sac au bord de la baignoire. A le voir, on ne pourrait pas croire que c'est moi qui le lit...
Enfin, ça dépend un peu aussi... j'aime bien triturer mes livres, mais avec soins ;-)
Sur ce, je m'en retourne à ma lecture... ah non, cette après-midi c'est promenade...
biz

mercredi 15 novembre 2006

Oui je lis toujours...

Non je n'ai pas été happée par un bouquin en furie, ni dégustée par l'ogre du petit poucet...
Je suis juste en panne d'internet.
Je pourrais donc profiter de cette interférence à la lecture pour avancer un peu dans ma PAL... mais là, je suis quand même un peu lente.
J'avoue quant même me délecter du troisième épisode des aventures de Thursday Next...
En gros je fais durer le plaisir.
Malgré le temps gagné sur l'absence d'internet... je suis tout de même un peu coincée avec l'option de déballage de carton et d'amménagement de la maison...
Mais alors que la garde-robe est toujours un vrai foutoire.... la bibliothèque qui prend un pan de mur de près de 4m (3m60 si compte bien...) et de plus de 2m de haut... est merveilleuse!!!!
Je suis super contente!!
Je me pose quant même quelques questions.... au rythme où je vais et à l'âge que j'ai.... il y a intérêt à ce que je démménage avant d'avoir le double de mon âge...
sinon la pièce risque d'être totalement envahie!
Enfin c'est vraiment un bonheur de ranger ses bouquins... trop longtemps enfermés dans des cartons...
Donc pour conclure.... je prends bien note de mes critiques, comme naguère, dans un carnet... et celles-ci seront remises en ligne dès mon retour parmi le monde informatique ;-)

jeudi 19 octobre 2006

Pile, il faut faire face

Les résultats du concours de PAL sont connus!
Je me trouve en 7ème position! Pas mal quand on sait que la première à 1500 livres en attente...
Enfin, depuis mon dépôt de nombre de bouquins, la fin du concours et maintenant... ma PAL a peut-être diminué d'un ou deux livres... mais elle a aussi ré-augmenté de ... plus (Je dois sans doute avoisinner les 380-385 maintenant).
Et qu'est-ce que je me suis offert aujourd'hui... ce 3ème tome tant attendu!
La suite de "L'affaire Jane Eyre" et de "Délivrez-moi!", "Le puits des Histoires Perdues" de Jasper Fforde...
Enfin! Je vais pouvoir me replonger dans les aventures de Thursday Next!
Et ça tombe bien, je venais tout juste de terminer "Mysterious skin" hier soir!
Merci aussi à Marc de Bibliotheca qui m'a donné envie d'acheter un bouquin déjà un peu lorgné...
Battle Royal.
A cela s'ajoute le dernier tome paru de la série Nana, et d'un autre manga : In the clothes named fat.
Bon cette fois c'est sûr! Je prends ma pension à 33 ans!

mercredi 4 octobre 2006

Panthéon, Yann Moix - 3 étoiles


Voilà déjà près d'un mois que je sèche sur cette critique.
Difficile aussi de lui atribuer une cote.
Moix nous entraîne dans l'histoire de sa jeunesse, dans son passé d'enfant battu, dans sa relation avec ses parents et avec Mitterand.
Moix brosse les personnalités qui habitent son Panthéon et celles qui n'y mettront jamais un cheveux.
Qualifié de roman nombriliste, il marque surtout par sa syntaxe et ses néologismes.
Moix se fiche des règles de ponctuation. Il en use à profusion, pour mettre en évidence, pour rythmer son texte. Ce style peut être détesté et rendre le récit illisible si on ne s'y plonge pas vraiment.
Au bout d'une dizaine de pages, j'ai bien digéré cette dynamique, même si au début, mes nuits en ont été un peu perturbées. Je relisais le texte dans mon sommeil, je courais à travers les pages. Une gymnastique spirituelle nocturne.
Je me suis laissée emportée par le récit, mais je n'ai pas été englobée à 100% par le roman.
Pas forcément victime de décrochage, mais me demandant parfois où l'auteur allait me conduire.
Un avis un peu partagé. Difficile de juger le récit d'une vie, d'un passé, d'un vécu.
Néanmoins, j'ai apprécié et j'apprécie toujours écouter et voir l'auteur parler de son roman, de son histoire, de son ouvrage (ce dernier tome d'une trilogie - Podium, Partouz, Panthéon), ou encore parler tout court.
J'aime l'auteur Yann Moix (et le réalisateur aussi).
Très emballée par Podium (lu avant tout le battage ciné-médiatique), interogative face à Panthéon, il me reste encore Partouz dans ma PAL. Un auteur à suivre.

mardi 3 octobre 2006

Que deux de plus...

Petite virée à la librairie ce matin. Une aventure qui peut devenir très dangereuse si je ne garde pas en tête l'état de mon compte en banque (et surtout les dépenses à prévoir pour meubler la maison). Les tables débordent de nouveautés, diverses émissions et magazines en présentent certaines, donnent envie, se glissent dans la peau de la tentation... mais ne procurent pas le temps pour tout lire!
Brefs regards aux Bienveillantes de Littell, le phénomène de la rentrée littéraire 2006. Non!! Je ne vais pas me laisser avoir par le battage marketing et me ruer sur LE bouquin dont tout le monde parle. Enfin quoique... Il faut peser le pour et le contre. D'une part, le prix est attractif, "prix nouveauté" qui va sans doute augmenter très bientôt...
D'autre part, j'ai déjà plein de bouquins à lire, puis il pèse aussi un certain poids. Une brique de plus de 900 pages intransportable... en lisant 10 pages avant de s'endormir-ou de s'assommer avec- il faudra plus de trois mois pour le lire. Oui je lis plus que dix pages d'un coup, mais dans ce cas précis, il faut faire attention à la tendinite.
C'est écrit assez petit aussi.
Résultat : tous ceux qui ont lu Littell sont heureux de s'être plongés dans ce bouquin... mais ils ont tous une atèle et des verres à quadruple foyer (et pour certains une commotion) ;-)
Puis il faut aussi laisser une chance aux auteurs dont on parle moins.
Bon on verra...
Voici un aperçu des titres qui m'attendent depuis aujourd'hui.










Et celui qui m'attend depuis déjà depuis plus d'une semaine... (bon faut que j'arrête d'écoute le Close up de M. Ministru le lundi)










Voilà qui ne va pas arranger l'état de ma PAL.

lundi 25 septembre 2006

Concours de PAL!

Il y a quelques jours, j'ai reçu un mail de Clarabel m'invitant à participer à un concours particulier. Celui de la PAL- de la Pile à Lire.
Ce championnat a été instigué par Gaëlle et Loupiote, via leur blog respectif.
Il a débuté ce vendredi 22 septembre pour une durée de deux semaines.
J'avais déjà "un peu" répertorié les bouquins que je n'avais pas encore lus, il y a quelques mois... Mais comme je l'écris, c'est bien il y a quelques mois.
Un recomptage s'imposait donc pour participer.
Je ne ferais pas une conversion pour savoir combien de billets (et surtout la couleur) j'aurais en plus dans mon porte-feuille si je n'avais pas acheté tous ces livres...
Dépliage, déballage de cartons (oui toujours ces fichus cartons...) et remballage (pffiu il y en a de la poussière derrière ces caisses).
Une partie de mes bouquins (environ une trentaine, je vais d'ailleurs les recompter) sont chez ma mère- j'ai mis 30... mais il doit y en avoir quelques uns de plus...
J'ai été honnête et je n'ai pas compté les bouquins que je sais que je ne lirai pas...
Je sais pas si je serais bien classée, parce qu'il y a pas mal d'acharnées... (oui au féminin, on attend que les mecs se manifestent! A croire qu'ils ne lisent pas!!)
Ma PAL grimpe à 372 livres tout style confondu.
Dès que j'emménage... je fais une photo...
Il me reste donc à prendre ma pension pour pouvoir tout lire!
Comme le concours dure deux semaines... Il y a peut-être des chances pour qu'elle monte encore un peu... Non là faut que je me calme (oohhh juste un ou deux.... siouplait!)

Le règlement du concours... c'est par là...

samedi 2 septembre 2006

Journal d'Hirdondelle, Amélie Nothomb - 3,5 étoiles


Le mois d'août s'achève et avec lui arrive les livres de la rentrée littéraire.
Chaque année, à cette prériode, j'attends toujours avec patience, ce que va nous réserver notre Amélie nationale. C'est devenu un rituel. Le livre que l'on dévore en quelques heures à peine.
Soit on l'aime, soit on est déçu. Mais souvent on y revient, pour savoir ce qu'elle nous a concocté pendant un an. Mal perçue l'année dernière par la critique, Amélie Nothomb ne devait pas décevoir son lectorat. Je n'avais pas détesté Acide Sulfurique, mais il vrai que j'avais été autrement enchantée par d'autres titres.
J'ai bien apprécié ma lecture de Journal d'Hirondelle. Ce roman est court, mais dense. Tout se passe très vite. "Une histoire d'amour dont les épisodes ont été mélangés par un fou".
Suite à une rupture amoureuse, un courtier de 30 ans devient totalement insensible.
Il perd son boulot et décide d'en trouver un autre. Par hasard, il devient tueur à gages. Avec cette froideur qui l'anime et son don pour le tir, ce métier semble lui convenir à merveille. D'autant plus qu'après son premier client, il se rend compte du plaisir que lui a procuré ce meurtre. Il retrouve enfin la jouissance dans le décalage, l'expérimental. Il vit au rythme des derniers albums de Radiohead. Jusqu'au jour où il a pour mission d'assassiner un ministre et sa famille et de ramener un serviette de documents de haute importance.
Je ne vais pas en dévoiler plus loin sur l'histoire, pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte.
Dans ce roman, elle nous entraine au fin fond de la psychologie et l'intimité du héros, à travers un quasi-monologue. Ses sensations, sa perceptions sont décrits minutieusement. On est curieux de savoir ce qui va se passer. Comment va-t-il réagir?
Le roman se lit d'une traite. Le style est clair, loin d'être lourd.
Mais c'est vrai que c'est toujours très court. On voudrait dire trop court. Mais est-ce que l'histoire aurait le même impact si elle se prolongeait sur une centaine de pages de plus?
Je ne crois pas?
Ce type de roman qui ne passe pas par quatre chemins est en quelque sorte sa marque de fabrique. Elle va à l'essentiel, mais avec un certaine intensité.
On se force à ne pas lire trop vite, pour bien s'imprégner du texte, aller au fond du personnage.
A dans un an....

Petits suicides entre amis, Arto Paasilinna - 2,5 étoiles


Voilà le titre que j'ai choisi pour l'auteur du mois du Bouquinet .
Cela faisait déjà quelques temps que la couverture de l'édition Folio me tentait bien, puis il y avait le résumé. L'histoire semblait "sympathique", originale et "humoristique"...
Ce que le quatrième de couverture ne précisait pas, c'est que ce livre tire en longueur.
Généralement, je suis pas trop vache avec mes notes, mais là je suis assez déçue.
Je m'attendais à mieux, du moins à quelque chose de plus dynamique, qui avance...
Ca pour avancer, ça avance. Les personnages du roman sillonnent toute la Finlande pour rejoindre le point le plus au nord de la Norvège, pour ensuite repartir vers la Suise... bref, des kilomètres au compteur.
L'histoire raconte la rencontre de deux hommes. Ne me demandez pas leur nom, je les ai oublié ou presque (sans doute fréquent en Finlande, mais bon).
Le premier, Rellonen (ah si celui-là me revient), décide de mettre fin à ses jours au lendemain de la Saint Jean. Suite à de nombreuses faillites, et à d'autres suicides ratés, Rellonen veut définitivement se tirer une balle. Alors qu'il s'approche d'une grange, pour ne pas faire ça chez lui, il surprend un autre homme, dans cette grange, en train de préparer sa pendaison. Au moment crucial, il ne fait ni une, ni deux et le sauve d'une mort certaine.
Après une discussion à propos de leur ambition commune, ils rentrent chez Rellonen et passent quelques jours ensemble, ayant pris la décision de remettre leur mort à plus tard. Leur vient alors l'idée de regrouper les suicidaires de Finlande, afin d'organiser ça en groupe. Ils rédigent une annonce pour un journal et voilà que débute la "grande aventure".
Tout au long du roman, on fait la connaissance d'autres personnages. On apprend le pourquoi de leur volonté de dire au revoir à la vie. On voyage à travers ces pays nordiques. On s'endors sur certaines descriptions un peu trop longues...
Le style de l'auteur est agréable à lire, simple et pas prise de tête. Certains rebondissements jallonent l'histoire, mais ne sont pas très percutants. On pourrait croire qu'ils ont été ajoutés au fur et à mesure dans le but de dépasser les 150 pages (le roman en fait près de 300).
Je me suis assez vite lassée de cette intrigue. On se demande effectivement si oui ou non ils vont en terminer une bonne fois pour toute. Mais à parfois on se demande aussi s'il va se passer quelque chose.
Pas de tournant flagrant qui redonnerait un petit coup de fouet au texte. Juste quelques aléas.
Peut-être ai-je été influencée par des critiques pas très positives à propos de ce titre. Mais même sans avoir lu ces commentaires, je n'aurais pas grimper aux rideaux en le lisant.
Je n'aime pas lacher un livre. Je laisse toujours à l'auteur une chance de le réaccrocher en route. Ce livre aurait fait 100 pages de plus, je ne suis pas certaine que j'aurais persisté.
Oui j'avoue avoir lu quelques pages en diagonale...
On verra si je re-tente Paasilinna un jour...
Comme quoi "la lecture c'est comme une boîte de chocolat, on sait jamais ce qu'on va trouver à l'intérieur"...

jeudi 17 août 2006

Cadavre X, Patricia Cornwell - 4 étoiles


Un an après la mort de Benton, Kay s'enfonce dans le travail pour ne pas penser au désastre de sa vie privée. Dans ce tome, un mystérieux coprs est retrouvé à bord d'un cargo en provenance du port d'Anvers. Malgré sa minutieuse autopsie, Kay ne peut identifier le cadavre.
A cela s'ajoute des nouvelles collègues de la police peut coopérantes, des problèmes internes à son service. Tout semble tendre vers un objectif : la faire tomber professionnellement.
Cett enquête va la conduire en France, dans les bureaux d'Interpol et à la morgue de Paris. Un parcours truffés d'embûches pour tenter de démasquer l'auteur de crimes atroces.
Dans cet opus, Patricia Cornwell se penche particulièrement sur la psychologie des personnages. Kay, Marino, Lucy, tous sont affectés par la mort de leur ami. Cette tragédie se répercute sur leurs vies d'une manière ou d'une autre. On sent bien que les personnages sont limites et au bord de la crise de nerf.
Un très bon thriller qui tient le lecteur en haleine, tant du point de vue de l'enquête que de l'avancée des personnages. Ce tome n'a pas de fin "réelle". L'affaire n'est pas close. Ou plutôt les affaires ne sont pas closes.
Cornwell nous tend la perche vers les tomes suivants. Elle donne envie de découvrir la suite des aventures de Scarpetta.
Certains éléments font planer une part de mystère sur cette série. On ne sait pas de quoi sera fait le prochain tome (ou presque pas... parce que si vous êtes curieux et que vous commencez par le 4ème de couverture, vous serez vite mis sur la voie).

dimanche 6 août 2006

La musique du hasard, Paul Auster - 4 étoiles

Lu en JANVIER 2003 - clin d'oeil à Virginie James Nashe s'est fait plaquer, avec sa jeune fille, par sa femme Thérèse. Étant pompier, il confie la gamine à sa soeur, car il peut être appelé à tout moment par la caserne. Sa vie va prendre une autre tournure le jour où il reçoit un courrier le prévenant de la mort de son père, qu'il n'avait jamais connu, et dont il hérite d'une petite fortune. Il va alors quitter son boulot, s'acheter une voiture, et partir... Il va rouler pendant des kilomètres et des kilomètres, ne se lassant jamais du paysage défilant derrière la vitre, vivant parfois dans des petits motels, parfois dans de beaux hotels... mais un jour, il va faire la connaissance de Jack Pozzi, dit Jackpot. Le jeune garçon errait sur la route, salement amoché. Nashe va alors l'embarquer et s'occuper de lui... Jack va alors lui faire une proposition au sujet d'une partie de poker où il doit se rendre... un plan qui leur ferait gagner beaucoup d'argent...

Pour la suite... à vous de le lire...

Bye bye Barbary Lane, Armistead MAUPIN - 4 étoiles

Sixième et dernier tome des Chroniques de San Francisco lu en SEPTEMBRE 2001


Voici le sixième et dernier tome des Chroniques de San Francisco. C'est avec un pincement au cœur que j'ai ouvert ce livre et avec un désir d'en savoir encore sur la vie des anciens du 28 Barbary Lane.
Les années passent, les amours s'essoufflent, est-ce le destin ou juste la suite logique?... Mary Ann, centre de ces chroniques, nous donne l'impression de ne vivre que pour son travail, et délaisse sa famille. Ce dernier épisode est caractérisé par la force de l'amitié entre Mouse et Brian; le retour d'un certain Bruke; et surtout, le voyage aux sources de Mona et Anna Madrigal, à savoir un voyage sur l'île de Lesbos, terre d'origine de Sappho, déesse des lesbiennes...
Que dire de plus sans trop en dévoiler? J'ai apprécié ce tome tout autant que les autres, malgré le changement de Mary Ann. Pour moi, c'était une suite logique (il y aurait pu en avoir d'autres mais celle-là est tout aussi plausible).
Je n'oublierai pas le plaisir que ces lectures m'ont procuré et je garde toujours une pointe d'espoir de voir sortir une suite à ces six tomes....

D'un bord à l'autre, Armistead MAUPIN - 4 étoiles

Cinquième tome des Chroniques de San Francisco lu en AOUT 2001
Dans ce tome, Dede, D'or et les enfants s'en vont vivre dans un camp de lesbiennes, moyen comme un autre de se ressourcer, se retrouver et renouer les liens qui s'enveniment avec le temps. Mary Ann et Brian jouent leur rôle de jeunes parents du mieux qu'ils le peuvent.
Les années passent au 28 Barbary Lane, certains s'en vont, d'autres viennent, mais Madame Madrigal est toujours une merveilleuse logeuse qui prend bien soin de ses enfants.
Malgré les problèmes, le 28 reste l'endroit où tout s'arrange et où la vie reprend. Qui ne rêverait de se retrouver dans cet univers? Maupin nous y plonge agréablement pour un bout de temps, le long de ses 378 pages, et c'est toujours avec un goût amer que l'on referme ce livre après avoir terminé la dernière page. On en redemande, on en veut toujours plus, ça nous paraît toujours trop court!

Baby cakes, Armistead MAUPIN - 4 étoiles

Quatrième tome des Chroniques de San Francisco lu en AOUT 2001
Encore une étonnante suite pour ces Chroniques, dont je ne me suis toujours pas lassée.
Ici, il sera question d'un voyage en Angleterre pour Mouse, de retrouvailles avec Mona et de la récente relation amoureuse entre Mary Ann et Brian.
La vie change, tout n'est pas toujours rose, mais il faut bien avancer malgré les coups durs que l'on peut rencontrer. Certains tentent d'avoir des enfants, d'autres de se trouver une nouvelle vie ou encore de remonter à la surface et avancer. le lecteur est tenu en haleine du début à la fin, grâce au suspense... atout du roman-feuilleton.

Autres chroniques de San Francisco, tome 3, Armistead Maupin - 4,5 étoiles

Troisième tome lu en JUILLET 2001

Mary Ann, présentatrice télé, vit toujours au 28 Barbary Lane. Elle rêve d'un poste mieux placé sous les projecteurs, mais ne sait comment faire pour gravir les échelons.
À cette époque survient un nouveau suicide collectif à la secte de Guyana. Malheureusement, Dede Halcyon y était parti avec ses deux jumeaux asiatiques, Edgar et Anna, ainsi qu'avec sa compagne D'Orothea...
Cet évènement va être un tremplin pour la carrière de Mary Ann....
Pourquoi? À vous de le découvrir...
Nouvelle arrivée dans les pages de ces Chroniques : Prue Giroux,
chroniqueuse mondaine, fana de cancans et qui va avoir sa place dans cette histoire.
Difficile de présenter ce roman toujours rempli de surprises et de rebondissements sans en dévoiler trop; ce volet est presque aussi bien que les autres.

Nouvelles chroniques de San-Francisco, tome 2, Armistead MAUPIN - 4 étoiles

Deuxième tome lu en Juin 2001
La vie continue au 28 Barbary Lane. Mouse et Mary Ann préparent leur départ pour une croisière qui leur promet de belles surprises : Mary Ann rencontre un certain Burke, beau jeune homme, mais un peu bizarre. Ce dernier, amnésique, est pris par des nausées à chaque fois qu'il voit une rose, de près ou de loin. Mary Ann est bien décidée à mener son enquête.
Michael, lui, va retrouver Jon, alors qu'il est en train de déprimer... et si c'était une signe du destin? Jon est maintenant médecin sur un paquebot de croisière, mais est-ce que ça pourrait être un obstacle à leur amour?
Mona part pour se retrouver, perdue dans le monde qui l'entoure. Elle va être engagée par une vieille maquerelle pour être téléphoniste dans sa maison de passe en plein désert. Cette rencontre va lui en apprendre beaucoup sur ses origines.
Voici quelques lignes pour présenter ce deuxième tome des Chroniques de San Francisco, qui se dévore du début à la faim et qui laisse encore un goût de trop peu dès qu'on le referme....

Les chroniques de San-Francisco, tome 1, Armistead MAUPIN - 4 étoiles

Premier tome d'une super série lu en décembre 2000.
Mary Ann, 25 ans, décide de ne plus rentrer à Cleveland et de prolonger son séjour à San Francisco. Sur un fond de libération sexuelle et de consommation libre de cannabis (ou autre), Frisco est comme un refuge, un nouveau départ pour beaucoup de monde, en cette fin des années 70. La vie y semble tellement plus intéressante! C'est grâce à cette décision que Mary Ann va s'installer au 28 Barbary Lane, et rencontrer une foule de personnages aussi différents les uns des autres : Mona, sa voisine de palier, qui va lui dégotter un boulot dans son agence; Mickael, colocataire homo et très bon ami de Mona; Brian, hétéro-macho en chasse; madame Madrigal, logeuse un peu spéciale, mais très gentille et qui se présente somme une mère pour tous ses locataires; et enfin Norman, locataire mystérieux qui va séduire Mary Ann. Mais il y a aussi : Edgar, Beauchamp, Dede, Frannie, Jon, Dorothea..... tout ces gens, sans avoir aucun « lien » entre eux, vont se croiser et finalement, un lien secret va s'établir entre eux, sans pour autant qu'ils en soient tous au courant! Ce roman a d'abord écrit comme roman-feuilleton, ce qui explique les rebondissements à chaque chapitre et le suspense qui nous pousse toujours à aller plus loin... C'est pour cette raison que je vais me laisser tenter par le tome 2...

Back to the future...

Un petit retour sur des livres lus il y a un petit moment déjà... mais qui n'avaient pas encore leur place ici.
Voilà qui est chose faite...

Kay Scarpetta - La chronologie

Dans l'attente d'une nouvelle critique, voici un article sur la chronologie des aventures de Kay Scarpetta de Patricia Cornwell. La bibliographie de Cornwell compte d'autres ouvrages, mais qui ne sont pas repris ici.
Il s'agit des titres en version française.
Les dates mentionnées sont celles de la sortie en version originale.
Le dernier tome, At risk, n'est donc pas encore édité en français.
Le tome "sans raison" est sorti chez nous en début de cette année. Il faudra donc attendre l'année prochaine pour la version poche.
Pour la chronologie...
la nouvelle page, c'est ici

L'article de mise à jour, c'est là

samedi 29 juillet 2006

Combustion, Patricia Cornwell - 3,5 étoiles


Neuvième tome de la série "Kay Scarpetta" , dans ce tome notre médecin légiste doit faire face aux agressions d'un tueur pyromane. L'histoire débute avec l'incendie du ranch d'une célébrité des médias. Rien n'a été épargné, pas même ses chevaux. L'incendie aurait pris dans la salle de bain, mais le point de départ du brasier est assez mystérieux. Un corps gît également dans la baignoire. Il ne s'agit pas du propriétaire des lieux. Alors que Kay était sensée prendre quelques jours de vacances avec Benton, son compagnon et profiler "retraité" du FBI, elle annule ses projets pour se lancer sur l'affaire. A cet évènement s'ajoute l'évasion de l'hôpital psychiatrique de l'ennemi jurée de Kay et de sa nièce Lucy, Carrie Grethen.
Voici une intrigue bien ficelée, dévorée en quelques jours, où je retrouve une héroïne que j'apprécie beaucoup et que je suis depuis maintenant 10 ans. Les aventures de Kay Scarpetta ne se borne pas seulement à une suite de crimes. Ce qui est intéressant, c'est de pouvoir suivre le parcours psychologique et personnels des personnages. Nous avons appris à les connaitre, à les apprécier ou à les détester. Ici, l'enquête ne se termine pas en 400 pages et quelques, en une semaine que peut durer l'histoire. On est également familiarisé avec un tueur que nos héros vont traquer pendant plusieurs tomes et tenter de mettre hors d'état de nuire.
L'enquête principale est bouclée, mais elle est bien souvent liée aux tribulations d'un tueur en série complètement dingue qui s'en sort... pour le moment.
Un bon policier pour les vacances. Un bon moment de détente et de lecture.
Preuve de ma fidélité... je suis déjà plongée dans le tome suivant, "Cadavre X"... où Kay doit faire face à des difficultés supplémentaires suite aux évènements de Combustion.

L'ombre du vent, Carlos Ruiz Zafon - 4,5 étoiles


L'histoire débute l'année des 10 ans du narrateur, Daniel Sempere. Cela fait déjà 6 ans qu'il a perdu sa mère. Il vit dans la Barcelone post-guerre civile avec son père, modeste bouquiniste. Dans la brume d'un matin de 1945, le père décide d'emmener Daniel dans un endroit mystérieux, sur lequel il devra garder le secret : "Le cimetière des livres oubliés". Dans cet endroit sont cachés des centaines de milliers de livres. Conformément à la tradition, le jeune garçon doit choisir un livre parmi tous ceux qui sont cachés dans ce formidable labyrinthe. Daniel va tomber alors sur le livre d'un certain Julian Carax, l'ombre du vent. Fasciné par l'auteur, le jeune garçon va dès lors partir à la recherche de son passé, de son histoire.
Commence alors un long cheminement qui va durer plus de 10 ans. Parcours initiatique, intrigue brumeuse et mystérieuse. Le lecteur est transporté dans le monde merveilleux des livres, dans des tableaux marqués par l'histoire, dans une atmosphère gothico-romantique. On ne peut que se laisser prendre au jeu de la recherche. Julian Carax prend vie. Le lecteur est pris dans la fiction, qui en devient presque réalité...
De nombreux personnages parcourent ce récit. Au départ, c'est un peu "difficile" de s'y retrouver. Néanmoins, on se familiarise assez vite, au fil des rebondissements, avec tous ces protagonistes. Certains sont très attachants, d'autres complètement détestables, mais il y a aussi ceux qu'il est plus difficile de cerner.
Un roman qu'on n'a pas envie de lâcher, même lorsque la dernière page est tournée, on a du mal à se détacher de cet univers livresque. Un beau moment de lecture. Le côté "historique" apporte son lot de magie et d'étoiles.

mercredi 19 juillet 2006

Chaud, chaud l'été...

Aahh enfin la chaleur et le soleil... un temps idéal pour se planter sous un arbre avec de bons bouquins. Je ne vois vraiment pas ce qui m'empêche d'avancer dans mes lectures... ah si, tiens un détail... je dois m'enfermer dans un bureau chauffé à plus de 32 degrés.
Un détail me direz-vous...
pfff et avec les travaux dans la maison, je n'ai pas beaucoup de temps pour me vautrer avec mon bouquin. Résultat, il y aura déjà un mois demain que je suis plongée dans mon "ombre du vent". Ok c'est pas un bouquin de 100 pages, mais quand même.
Enfin, ça me plait quand même beaucoup.
Quand je vais me coucher (que ce soit la semaine ou le week end après les travaux), je me plonge dans mon livre, mais mes yeux décroche après une dizaine de pages et se ferment...
Enfin, j'ai tout de même lu quelques BD (Tamara, les filles, et Nana... Lou en attente).
Allez, je vais profiter de mon hamac et dévorer les 200 dernières pages!!!

mardi 11 juillet 2006

Nana, t. 5 à 8, Ai Yazawa - 4 étoiles

















Après un petit arrêt et des critiques laissées en suspens, je me suis replongée dans la série Nana et j'ai dévoré le tome 8. Tout au long des 4 tomes, le groupe punk de Nana, la brune, se développe et prend de l'ampleur. Ils assurent en concert. Peut-être que son rêve de surpasser le groupe de Ren va enfin se réaliser.
De son côté, Nana, la blonde, replonge dans une nouvelle histoire d'amour avec Takumi... du groupe rock de Ren. Ce mec est imbuvable avec les filles et imbus de sa personne (oui je commence à bien le détester celui-là avec ses manières). Mais Nana se rend vite compte que ce mec n'est pas pour elle, qu'un autre garçon, beaucoup mieux, est là et attend une opportunité de faire sa vie avec elle.
Il suffit d'un battement d'aile de papillon pour faire basculer une vie... et le papillon s'est posé sur l'épaule de Nana la blonde. Une évènement va bouleverser le cours de l'histoire et sans doute tout remettre en question... mais là c'est la fin du tome 8... je fonce dans le 9

Les filles t.4 : Telle mère, telle fille, Christopher - 4 étoiles


AAH, voilà la fin du 4ème tome! Et je pense que le 5ème n'est pas encore sorti.
Comme les épisodes précédents, ce dernier édité finit sur un gros point d'interrogation!
Chloé a disparu... pourquoi, ça on le comprend au long de l'album (et je ne vais pas vous gâcher la lecture). Ok juste ça : les choses semblent s'arranger pour les autres filles. La vie reprend son cours, les tempêtes se calment... mais pour Chloé...
Je suis très contente d'avoir découvert cette série et je me réjouis de pouvoir en connaitre la suite.
En attendant, je me replonge dans la série Nana, qui n'est pas finie non plus... et qui commence à s'emballer...
Allez les auteurs et dessinateurs!! Au boulot!

Les filles t.3 : Action ou vérité, Christopher - 4 étoiles


Ca y est Anna et Laurent vont pendre leur crémaillère. L'appart est tapissé façon Star wars, mais bon... tant pis. Ce qui sera plus ennuyeux, ce sont les révélations du jeune homme et la découverte de la jeune feme.
Oui je résume par énigme, mais c'est pour préserver le suspense de cette série qui voit évoluer 5 amies confrontées à des choix qui pourront être décisifs pour leur avenir.
L'auteur, bien que masculin, décrit à merveille ce monde féminin. Les filles sont "conformes" à ce que nous pourrions ou avons pu être. Pas de mesquineries, pas de moquerie, Christopher reste honnête et si les jeunes filles peuvent parfois paraitre "sotte", les petits défauts des mecs sont aussi soulignés. Tout ça avec un humour gentil.

samedi 8 juillet 2006

Les filles t.2 : Papier peint, Christopher - 4 étoiles

Ca y est! Anna s'installe avec Laurent...
Mais il y a un hic. Le choix que ce dernier a fait pour le papier peint. Un papier bleu nuit avec des étoiles. En tant qu'inconditionnel de Star Wars, il ne pouvait s'empêcher de recréer ce monde interstellaire chez lui. Et si ce n'était pas le papier peint qui clochait? Et si le frère de Leila, le beau Tariq, gynécologue de son état, était pour quelque chose dans la mauvaise foi que tente de cacher Anna.
Du côté de chez Muriel, ce n'est pas non plus la folle ambiance. Arnold n'est pas rentré seul d'Angleterre. Une belle blonde l'accompagne à la gare. Elle va s'installer chez eux quelques temps. Mais qu'est-ce qui se cache derrière le voyage linguistique de l'anglaise?
Un très beau moment de détente, sympathique et drôle.

Les filles t.1 : Pyjama Party, Christopher - 4 étoiles


Voilà une sympathique série que je viens de découvrir grâce à Dytal.
Nous faisons la connaissance de 5 amies se réunissant pour une soirée pyjama. Loin de leurs 15 ans, Anna, Chloé, Muriel, Leila et Bénédicte, profitent de ces occasions pour papoter... sur leurs relations amoureuses.
Comment envisagent-elles leurs avenirs respectifs, comment se sortir d'une impasse et pourquoi pas dire un peu de mal... ça fait toujours du bien!
Une BD sympathique et comique... à suivre.

vendredi 23 juin 2006

Rafael, derniers jours, Gregory Mcdonald - 4 étoiles


Rafael s'apprête à vivre ses trois derniers jours. Il a fait une affaire. C'est sûr. Une avance de 250 dollars et un montant total de 30 000 dollars! Avec ça, sa famille va pouvoir s'en sortir.

Rafael est alcoolique et analphabète. Il vit aux abords d'une décharge, à Morgantown, avec sa femme, ses trois enfants et une petite communauté de rejettés sociaux.

Rafael vient de vendre sa vie pour un snuff movie. Il avait toujours cru que son existence ne valait rien, mais ce sacrifice va rapporter gros à ses survivants.

Malgré la violence des propos tenus par le réalisateurs par rapport au déroulement de la scène du film, Rafael n'a pas fait demi-tour. Il veut le meilleur pour sa famille, car il sait qu'ils peuvent s'en sortir. Il leur manque juste un peu d'argent pour s'intégrer à cette société qui ne veut pas d'eux.

Les mots de l'auteur sont durs quand il décrit le snuff movie, mais le récit est encore plus dur. Les conditions de vie de cette "communauté" sont inconcevables et pourtant elles existent vraiment. Le mot espoir ne fait plus partie du vocabulaire de la plupart d'entre eux, excepté pour Rafael depuis qu'il a "signé" le fameux contrat. Le seul refuge, c'est l'alcool. Cet ami qui panse les blessures (au propre comme au figuré) et qui aide à surmonter la souffrance d'une vie sans avenir.

Ce qui m'a le plus dégoûté dans cette histoire, c'est la facilité avec laquelle le gros réalisateurs s'est joué de ce pauvre type. Il le vole sans scrupule. Lui promet un avenir doré pour ses proches... et Rafael est le seul à ne pas se rendre compte de la supercherie. Il est honnête et pense faire une bonne affaire. Il pense mener la danse lors de la négociation alors qu'il n'est qu'un pion.

Et pourtant le bonheur n'est pas loin. On sent toute l'émotion de cet homme lorsque pour une fois dans sa vie, il va pouvoir offrir des cadeaux à ses proches.

Le regard que la société porte sur ces démunis fait froid dans le dos.

Un roman qui fait réfléchir.

samedi 17 juin 2006

Toutes les familles sont psychotiques, Douglas Coupland - 4 étoiles

Première incursion dans le monde de Douglas Coupland, auteur canadien né en 1961. J'ai trouvé beaucoup de plaisir à travers cette lecture. Imaginez une famille, tout ce qu'il y a d'ordinaire : un père, une mère et trois enfants. Ensuite vous mixez le tout avec une bonne dose de piment... et vous obtenez les Drummond : Ted et Janet, les parents, Wade, Sarah et Bryan, les enfants. Une belle bande de déjantés.
Famille splittée, une réunion est prévue en Floride pour fêter le départ de Sarah à bord d'une navette spatiale. Mais c'est sans compter sans la poisse que peut véhiculer chaque personnage. Ted a quitté Janet pour une jeunette. Janet refait surface et jongle entre Internet et ses médicaments. Wade tente créer sa propre famille et de se racheter une conduite. Sarah est née avec une main en moins à cause d'un traitement médicamenteux suivi par sa mère prendant sa grossesse. Bryan, le bénêt, tente désespéremment de persuader sa compagne, Shw, de garder leur enfant.
C'est avec beaucoup d'humour et d'ironie que Coupland décrit les hauts et surtout les bas que chacun vit, a vécu ou vivra. L'intrigue est intense, riche en rebondissements, mais toujours très réelle. Nous en apprenons beaucoup sur les protagonistes. Nous faisons de nombreux sauts dans leur passé. Cela permet de mieux saisir leur présent. Les moments sont forts, les imbroglios farfelus, mais l'histoire reste tellement vraie. Le lecteur est attendri et participe à cette vie de famille particulière. En dessous de cette couche humoristique, le récit est assez émouvant. Coupland dresse un portrait de notre société et un réfexion comique sur l'esprit de famille.
Un premier roman qui me donne envie de prolonger mon expérience avec cet auteur canadien.
Quatre étoiles pour ce récit qui surprend, fait rire et émeut.

samedi 10 juin 2006

Comment résister?


Voilà,
j'avais emprunter ce titre à la bibliothèque et je m'étais retenue de me l'offrir en grand format.
Par soucis de "collection" (c'est plus un souci... ça devient un toc), j'attendais la sortie poche... bin oui, pour que ce soit assorti au premier titre, "l'affaire Jane Eyre".
Me voilà donc en repérage à la Fn*** (bon ok je voulais acheter la saison 2 de Doggy Bag de Djian), et je tombe sur cette nouvelle couverture folle, qui va très bien avec l'histoire loufoque de Jasper Fforde.
Bon je promets rien lorsque le prochain tome va paraître en grand format... car c'est avec une réelle impatience que j'attends le troisième opus des aventure de Thursday Next (j'achèterais sans doute grand format et petit quand il sortira... c'est un peu ce qui s'est passé avec les Harry Potter)
A maladie de collection....

Doggy bag, saison 1 - Philippe Djian, 3,5 étoiles


Cette série est peut-être la descendante ou le renouveau du roman-feuilleton. En tout cas, il s'agit d'un roman, présenté comme un feuilleton...

Doggy bag est mon premier livre de Philippe Djian.

Construit et présenté à la manière des séries télés, le lecteur entre de suite dans le vif du sujet. Hommes + Femmes = sexe.

La première page nous indique quelques informations sur les personnages, et ce n'est pas du luxe. Au départ, il faut s'accrocher pour ne pas confondre tout ce petit monde, mais petit à petit, on se familiarise avec le cadre de l'histoire. On passe d'une séquence à l'autre, comme on passe d'un paragraphe à l'autre. Le lecteur n'a pas le temps de s'endormir ou de s'ennuyer. L'écriture est vive et claire. Le visionnage mental est aisé.

L'histoire tourne autour de deux frères, propriétaires d'un magasin d'auto. Une femme revient après 20 ans d'absence. On comprend qu'un drame s'est joué entre les 3 comparses alors qu'ils entraient à peine dans le monde adulte. Mais tout au long de l'histoire, une part de mystère, d'ombre, est maintenue sur le pourquoi du comment.

Certains font référence à la série Six feet under pour qualifier ce roman, et effectivement : j'ai souri en revoyant dans les traits d'Irène, ceux de Ruth, la mère Fischer.

J'ai assez apprécié ce livre et je pense très bientôt me plonger dans le second tome.

Ce livre se lit très vite, grâce à son rythme soutenu qui donne envie d'avancer et d'en savoir toujours plus... et pourquoi pas découvrir d'autres titres de cet auteur, que je ne connaissais jusqu'à présent que de nom et de réputation.

dimanche 28 mai 2006

3 années de lecture

Petit recensement rapide de ma PAL (Pile à Lire)...
ouverture de cartons, retournages en tout sens...
bilan : j'en aurais pou au moins trois années de lecture (sans avoir compter les BD ou manga).
Un peu plus de 160 livres sont en attente...
Oups, zut me voilà encore plus interdite de librairie...
Enfin bon, il faut aussi préciser que dans ces bouquins se trouvent certains titres offerts, il y a près de 10 ans ou d'autres trouvés dans la bibliothèque matriarcale, que je pensais lire... mais que je n'ai pas encore eu le temps...
Et puis, j'ai aussi profité de certaines soldes pour acheter des séries d'un auteur (c'est le cas pour les Stephen King par exemple... même si je n'en lis qu'environ 1 par an ;-) ça dépend du feeling.
Bref, là faut absolument que je m'y mettes, que je choississe ma prochaine lecture... pas de temps à perdre!
(Euh, j'ai pas non plus compter les livres sur l'informatique... mais ça compte pas?? si????)
Dès que je peux... je prends une photo de cette jolie PAL!
Livrophagie quand tu nous tiens!
Un bon point pour moi : mercredi, je suis sortie de la Fn*** sans aucun bouquin, même si ça m'a fait mal au ventre, car plusieurs me tentaient encore!

samedi 27 mai 2006

Le sang du temps, Maxime Chattam - 3,5 étoiles

Marion, secrétaire à l'institut médico-légal de PAris, est éloignée pour sa sécurité par la DST. Elle est à l'origine d'un scandale politique à l'insu de son plein gré. Elle est exilée au Mont Saint-Michel où elle est confiée à la Soeur Anne. Celle-ci fait partie d'une fraternité établie dans l'abbaye du Mont. Là-bas, elle va faire la connaissance des autres membres de cette confrèrie.
Afin de se rendre utile et d'occuper ses journées, un des moines l'emmène à la bibliothèque d'Avranches pour y faire du classement. Pas très enchantée par cette occupation, Marion va faire une découverte intéressante. Sous la couverture d'un roman d'Edgar Allan Poe se cache le journal d'un détective britannique, datant de 1928. Secrètement, elle va emporter ce livre et se plonger au coeur de son histoire : une série de meurtres, horribles, qui touchent des enfants du Caire.
L'intrigue la gagne, la curiosité la tient en haleine et plus encore depuis qu'un mystérieux inconnu lui fait savoir qu'il souhaite récupérer le fameux carnet de Jeremy Matheson.
Maxime CHattam nous propose une histoire à deux bandes : d'une part, le mystère qui entoure l'exil de Marion, d'autre part, l'enquête de Jeremy Matheson, près de 80 ans plus tôt au Caire.
Deux lieux totalement opposés, tant par leur situation géographique que par leur climat. Une femme célibataire, dans la fleur de l'âge d'un côté. Un jeune détective solitaire et mystérieux de l'autre.
Même si cette histoire n'a rien à voir avec la trilogie sur le mal, on reconnait bien sa marque. Le héros, seul et torturé, sombre et mystérieux, est un personnage récurrent. Une zone d'ombre plane sur ce thriller. Le secret est partout et même sur la fin déroutante. Le lecteur est totalement pris au jeu. Très vite, Marion est effacée. Son "aventure" devient un prétexte à la lecture du journal de Matheson. On en vient au même raisonnement qu'elle. On a envie de faire des recherches pour en savoir plus sur cette enquête, puis on repense que seule Marion pourrait faire ces recherches, l'histoire dans l'histoire étant une fiction.
A la fin, l'auteur laisse plusieurs portes ouvertes sur l'interprétation de la conclusion. Le lecteur se fait sa propre opinion. Chattam nous invite à rejoindre son site internet pour en savoir plus.
Il ne nous donne pas ouvertement sa version, mais nous réponds par énigme. En fouillant un peu dans "le labo" et en lisant ses commentaires (making-of), on trouve quelques indices nous indiquant son orientation.
Un roman qui entame une transition entre la trilogie sur le mal et ses ouvrages futurs. Un livre un peu plus court que les précédents. Mais une histoire assez prenante.
Les descriptions des lieux sont intéressantes et témoignent d'un grand travail de "visionnage" et de préparation de ses écrits.

dimanche 14 mai 2006

Interdite de librairie


Il faut se rendre à l'évidence...
Je suis complètement malade. Je pense que j'avais déjà cerné quelques symptômes. Crises de manque, tremblements, souffle court...
Acheteuse de livres compulsive, voilà ce que je suis...
Je suis encore sortie hier de la Fn** avec 5 bouquins, alors que ma PAL n'est plus une pile mais une montagne. De plus, j'avais "dû" acheter le dernier Chattam la semaine dernière... c'était sa sortie.
Ahh! mais quel bonheur de sortir de là les bras chargés de bouquins!
Et puis même si la PAL est indescriptible-faut absolument que je la prenne en photo un de ces 4, mais il faudrait aussi imaginer tous les bouquins PAL encartonnés pour le démménagement- il y a toujours des nouveaux livres alléchants, des propositions et conseils d'autres lecteurs (merci Virginie et Allie, merci club de lecture de Karine...)
Une jolie dépendance que celle aux livres, même si c'est frustrant de se dire qu'on ne pourra pas tout lire (ah oui j'ai aussi un bouquin pour apprendre la lecture rapide et accélerer mon débit. Même si je suis dans une bonne moyenne.)
Je pense prendre une retraite bien méritée! Après plus de 3 ans de bons et loyaux services, est-ce que l'on peut se retirer du monde du travail????

jeudi 11 mai 2006

Deception Point, Dan Brown - 2,75 étoiles

L'histoire : Rachel Sexton est analyste des services secrets (NRO). Elle est la fille du sénateur Sexton, opposant du Président en place, Herney. L'aventure débute lorsqu'Herney la convoque et l'envoie en Arctique pour attester de la véracité d'un découverte qui risque de chambouler la face du monde. Cette découverte aurait également l'intérêt de redorer le blason du président, en perte de vitesse politique. Rachel va faire d'étonnante trouvailles et de rencontres, dont Michael Tolland, océanologue, également engagé par le président pour confirmer la découverte de la NASA. Mais est-ce que tout va se passer comme convenu?
Mon avis : Troisième tome du fameux Dan Brown, célèbre auteur du Da Vinci Code (sur vos écrans incessement sous peu). Après deux best-sellers principalement porté sur le milieu artistique et la religion, Dan s'enfonce ici dans le monde politico-technico-scientifique de la NASA et des élections américaines.
Contrairement à ce qu'on peut imaginer, ce livre n'est pas le troisième thriller du Brown, mais son second. Parus dans le sens inverse de leur écriture, l'intérêt de l'histoire décroit également au fur et à mesure. Enfin en ce qui me concerne. En ouvrant ce livre, je pensais me plonger dans une intrigue palpitante et pleine de rebondissements. J'ai longtemps trainé la patte face à des description scientifique de technologie et de machins-trucs à boulons. J'ai longtemps trainé la patte face à une histoire qui a du mal à décoller. Alors que l'histoire enfin apporte un élément qui fait avancer le topo... voici Dan et ses gros sabots de documentaliste qui nous bombarde de termes plus ou moins incompréhensibles ou ou de descriptions inintéressantes. En tout cas, je me serais bien passée de certaines de ces longueurs, qui ne m'ont rien apporté par rapport à l'histoire en elle même.
Dan Brown fait donc étalage de ses connaissances. On ne lui reprochera pas. Il ne fait pas un livre à la légère, il s'investit et étudie son sujet à fond... au risque de lasser les lecteurs moins avertis. (Un ami est justement super emballé par ces descriptions scientifiques... docteur ès pharmacia).
Aux alentours de la page 250, enfin l'intrigue s'emballe. Les protagonistes enfilent leur costume de Bruce et d'Angelina. Ils vont défier la mort et échapper à 1500 attaques d'armes à feu. De rebondissements en rebondissements, Rachel et Michael veulent révéler la vérité. D'un autre côté, une autre jeune femme, Gabrielle Ashe, travaillant pour le sénateur Sexton, va également débuter sa chasse à l'honnêteté. Dévouée âme et... corps à son condidat, elle va très vite tomber de son nuage en découvrant les secrets bien gardé de ce personnage dégoutant.
Les livres de Dan Brown se lisent comme on regarde un film américain à gros budget. C'est un bon divertissement et généralement on se laisse très vite embarquer par l'intrigue. Ici le démarrage est un peu plus long, néanmoins Brown nous conduit vers une apothéose en matière de retournement de situation.
En lisant Code de Vinci et Anges et Démons, j'avais l'impression de revoir un Indiana Jones, aspect que l'on retrouve également ici.
Une cote de 2,5 étoiles... entre le moyen et l'honnête.
Moyen pour le thème scientifique qui m'a moins emballé, honnête parce qu'il finit par se défendre sur le plan du "palpitant", mais pas au point du très bon car trop "américanisé" (dans le sens où un film pourrait être tiré de tous ses romans, avec des flammes et des tirs de partout, des effets spéciaux à couper le souffle et des acteurs séduisants qui de toute façon vont finir ensemble au lit).

mercredi 10 mai 2006

Des lecteurs...


Mes petites notes de lecture sont lues...
et me voilà citée dans un article auprès d'autres bloggeuses littéraires.
Très chouette, merci!

mardi 9 mai 2006

8 jours...

8 jours depuis mon dernier post lecture... un plutôt état de lecture...
Je n'ai pas encore de nouvelles critiques à poster, mais ça ne va pas tarder!
Au menu :
  • les tomes 5 et 6 de la série Nana. J'ai dévoré le 5 d'une traite et commencé le 6. J'ai décidé de faire une courte pause... parce que je commençais à rêver des personnages (en plus de rêver de mise en page de blogs....)
  • Deception Point de Dan Brown. Bon, ça commence à aller mieux, mais ce n'est tout de même pas son meilleur thriller.
Ma Pile A Lire se porte bien...
Le dernier Maxime Chattam, Les arcanes du Chaos, vient de s'y ajouter...
La tour monte, monte... et j'aurais bien besoin de vacances pour la faire diminuer ;-)

lundi 1 mai 2006

Nana, t.4 - Ai Yazawa - 4 étoiles

Les aventures de Nana & Nana continuent. Nana, fleur bleue, est larguée par son copain. Les nouveaux Blast donnent un concert mémorable. Nana, l'amoureuse affichée, emmène Nana, l'amoureuse secrète, a un concert de Trapnest. Groupe de Ren, bassiste qui possède toujours le coeur de cette seconde Nana.
Une très jolie histoire d'amitié se profile entre les deux jeunes femmes. La première, toujours aussi exubérante, la seconde, toujours aussi mystèrieuse, mais commence à confier son passé... ou presque.
Cet opus se termine sur le début du concert de Trapnest. Les deux jeunes filles sont en larmes. Est-ce que Ren va voir Nana....
Vivement le prochain tome... eh hop, on continue.

dimanche 30 avril 2006

Nana, t.3 - Ai Yazawa - 4 étoiles


J'enchaine les bouquins, comme on enchainerait les épisodes d'une série télé reçue en coffret. J'enchaine les étoiles pour manifester mon contentement à lire cette série.
Un joli graphisme, des images vivantes et débordantes de vie (on pourrait imaginer les personnages marcher et parler réellement), des visages expressifs remplis d'émotions et d'humour.
Dans ce troisième tome, Nana Komatsu (fleur bleue) perd son job dans le magasin de déco années 50/70. Elle en retrouve un autre assez vite-ouf, elle reste une femme indépendante. Entre temps, elle s'active à aider Nana Osaki à reformer un nouveau groupe. Les anciens membres se retrouvent à Tokyo, reste à dénicher un nouveau bassiste.
La suite au prochain épisode... je vais quant même pas tout raconter non!!!

vendredi 28 avril 2006

Lecture en cours : Deception Point

Voilà, j'ai commencé hier ce livre abandonné il y a trois semaines pour le Douglas Kennedy. J'en suis à la page 150 et nous sommes bien loin de l'aventure qui démarre au quart de tour de Da Vinci Code ou d'Anges et Démons. Ici nous sommes plongés dans une intrigue scientifique et un combat politique... tout ce que je rafole en gros ;-)
Est-ce parce que j'en ai entendu de moins bonnes critiques que j'accroche moins? Pourtant, il y en avait quelques bonnes... mais qui le comparait à du Clive Cussler, le genre de truc que je crois que je ne pourrais jamais lire (espionnage à gogo, pas trop ma tasse de thé...)
Vu que je déteste abandonner un livre, je vais persister, je vais m'accrocher... en espérant que l'histoire s'emballe (là à près du quart, on sait enfin le pourquoi de ce qui est la cause de l'éventuelles intrigues qui va lier les personnages...)
Une chose est sûre : je préfère le côté historique-artistique au côté technologique-astrobiopoliticoespionnage (belle contraction que voilà!)

Nana, t.2 - Ai Yazawa - 4 étoiles

Deuxième tome de cette série. Nana part à Tokyo et Nana part à Tokyo. Dans le train elles se retrouvent assises l'une à côté de l'autre et font connaissance. Est-ce une simple coïncidence que ces deux jeunes femmes, portant le même nom et ayant pris une décision similaire se retrouvent côté à côté pour un voyage vers une destination commune?
Arrivée à Tokyo, Nana-fleur bleu décide de se trouver un appart. Arrivée sur les lieux à visiter, elle tombe sur Nana-rockeuse qui comptait également louer ce même appart. Décision est prise : vive la colocation.
Entre humour et émotions, suivre ces deux nanas est très amusant. A de nombreuses reprises leurs discours sont tournés vers le lecteur, comme s'il était le spectateur d'une pièce de théâtre (ou d'une sitcom). Les deux filles sont attachantes. Elles se découvrent petit à petit, marquent leur différence de caractère, mais de nombreux points communs les lient... sans qu'elles le sachent.
A suivre...

jeudi 27 avril 2006

Les pluies ne durent jamais - chronique revisitée...

"Les pluies ne durent jamais en Ecosse" est le premier roman d'un jeune auteur liégeois. Cédric Godart est, depuis deux ans, animateur radio sur Pure FM, après avoir réalisé un long parcours à travers les ondes belges.
Ce roman retrace, pendant 10 jours, le parcours intimistes d'un écrivain à succès. Alors qu'il attend son vol vers Nice, Carl fait la rencontre d'un inconnu dans un salon de l'aéroport. De cette rensontre va naître une correspondance fictive entre Carl et l'individu, le lecteur attentif, l'homme séduisant. La recherche de cet anonyme nous enfonce dans les tréfonds de l'histoire et des souvenirs de Carl. Il nous emporte de Bruxelles à Menton, en passant par Edimbourg et Liège, au gré de son voyage physique et spirituel. Le besoin d'écrire, de mettre à plat ses angoisses existentielles, Carl se libère de ses maux et livre ses fantasmes. Ame en peine en quête de l'amour de l'inconnu et de l'amant qui l'attend.
Ce récit est le fruit de carnets postés par l'auteur, Cédric Godart, quotidiennement sur son blog.
Après une petite adaptation pour la mise en page papier traditionnelle, l'histoire se présente sous la forme d'une succession de courts chapitres. L'auteur joue de son amour des mots et de la belle langue, nous offre des passages crus, mais d'une grande poésie.

mercredi 26 avril 2006

La poursuite du bonheur, Douglas Kennedy - 4 étoiles


Un beau souvenir que va me laisser mon premier livre de Kennedy Douglas. C'était une réelle poursuite du bonheur que de son plonger dans cette lecture. Plus de 770 pages dans lesquelles j'ai été engloutie. J'ai totalement dévoré l'histoire de Sara Smythe. De rebondissement en rebondissement, l'auteur tient le lecteur en haleine. De longs chapitres qui se terminent en point d'orgue. Une suite d'évènements qui jalonnent une vie. L'histoire débute dans les années 90, avec le décès de la mère de Kate Malone. Très vite, nous sommes propulsés dans le Manhattan de la fin de la guerre de 1940-1945 et nous faisons la rencontre de Sara Smythe. Au fil du texte, on se demande le pourquoi de ce flash-back. On finit par le comprendre, plus ou moins, mais au bout d'une petite centaine de page, Sara occupe toute notre attention. La Poursuite du bonheur est un très beau roman, ni trop long, ni trop court. Un roman écrit dans un style fluide, à la première personne, entre-coupé de dialogue entre les personnages, bref vivant et léger. Des mots simples et justes pour raconter une histoire dure et palpitante. Un coup de coeur pour ce roman qui tourne autour de l'écriture, qui donne envie d'écrire. Douglas Kennedy reçoit 4 étoiles de ma part pour son roman. J'espère pouvoir retrouver le même engouement de lecture dans un autre de ses romans.