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Index des auteurs

samedi 12 août 2017

Idaho - Andria Williams

Titre : Idaho
Auteur : Andria WILLIAMS
Le Livre de Poche - 31/05/2017
576 pages









Un petit résumé avec votre thé?


❢ En 1959, Paul, militaire, est muté à Idaho Falls pour travailler à la centrale nucléaire. Il emmène avec lui sa femme, Natalie, et leurs deux filles. Ils s'installent dans une base militaire au milieu de nulle part, et prennent ainsi part à la petite communauté, et tout ce qui va avec. Nat n'a pas vraiment facile de nouer des relations avec les autres femmes, et commence rapidement à s'ennuyer. Ayant grandi au grand air, elle ressent un besoin d'évasion et de cheveux aux vent. Un mode de vie que ne plait pas trop à Paul, plutôt taiseux, peu démonstratif et assez à cheval sur les conventions.

Et mon avis, je vous le trempe?


❢ Je me suis laissée appâtée par ce livre grâce à son 4ème de couverture. Comparant à La fenêtre panoramique de Yates -dont j'ai vu le film, mais pas encore lu le livre- évoquant la situation et les états d'âme d'une femme des années 50, ça me donnait vraiment envie. Je n'en avais pas parlé sur le blog, mais j'avais dévoré l'année dernière La vallée des poupées de Jacqueline Susann. J'avais trouvé ce livre terrible, et je pensais retrouver un peu de cet "univers" avec Idaho- d'après ce que me vendait le résumé. Sauf qu'en fait pas vraiment.

❢ Bon parti comme ça, tu sens que je suis un peu mitigée... Autant j'ai apprécié la plume d'Andria Williams, autant j'ai été un peu déçue par rapport au récit. Alors de fait, on est bien dans un livre traitant de l'ennui de la femme au foyer dans les années 50, dans le cadre particulier d'une communauté "militaire". Personnellement, par rapport à l'avant-goût, je m'attendais à ce que 'histoire se focalise plus sur la vie de l'héroïne. L'histoire est en fait plus globale et j'aurais préféré que l'auteur s'attarde plus sur les personnages féminins que sur leurs maris. Et je pense qu'il y a quand même un bon potentiel.

❢ S'inscrivant dans un décor historique réel, l'auteur nous plonge dans le quotidien atypique d'un couple, avec ses difficultés et leurs interactions avec le monde qui les entoure. Pour chaque chapitre, l'auteur a pris le parti de passer d'une voix à l'autre, nous donnant ainsi une vue plus ou moins omnisciente sur l'intrigue et la psychologie des personnages. Je trouve que cette construction est intéressante parce que ça nous permet de découvrir l'histoire selon différent point de vue -ou du moins son évolution.

❢ En bref, même si je n'ai pas été complètement emballée par cette lecture, parce qu'il ne répondait pas à mes attentes, je trouve qu'Andria Williams propose néanmoins un roman plutôt agréable à lire. L'intrigue, basée sur un fait historique, est bien ficelée. L'alternance des points de vue des personnages dans la construction du récit apporte une bonne dynamique. On a envie de savoir et ça fait tourner les pages. Je trouve que l'auteur développe plutôt bien la personnalité et la psychologie de ses personnages. J'aurais aimé qu'elle s'attarde plus sur ses personnages féminins, qu'elle aille plus loin. Ici, nous sommes plutôt dans l'interaction avec les "maris". Maintenant, c'est clairement une lecture agréable quand on a envie d'une histoire qui nous transporte dans un autre temps, avec d'autres moeurs. Un récit qui fera plaisir à celles -et ceux- qui ont envie de se détendre sur la plage, ou par une après-midi pluvieuse, sans se prendre la tête.




dimanche 6 août 2017

Défi ValériAcr0 #5.6 : La sélection d'août 2017

Cinquième round pour ce défi mensuel en compagnie d'Acr0. Surprises et dégommage de Pile A Lire (aka PAL) au programme : chaque mois, nous pêchons dans la PAL de "l'autre" pour en dénicher une lecture. Le binôme a le mois courant pour effectuer sa lecture, et jusqu'au 5 du mois qui suit pour poster sa chronique. C'est sport! Très sport! A tel point qu'on s'est ménagé quelques jokers pour pallier aux manquements (lecture tardive, chronique en retard, ton chien qui mange ton livre, ou une séance d'aqua-poney...) -notre système de gages/jokers étant en cours de restructuration, des informations complémentaires vous seront transmises dans le courant des semaines à venir- En gros, on va diminuer le nombre de joker et se balancer du gentil gage à la face. Ça sera plus amusant. Reste à établir cette liste de gages.


Let's talk about July


❢ Les premières semaines de l'été sont toujours fort inspirantes. On s'imagine déjà en train de bouquiner dans les parcs, au bord d'une piscine, dans un transat, et j'en passe! Se laissant guider par son titre évocateur, ma copilote avait puisé dans ma Pile A Lire La Belle vie, de Matthew Stokoe. Choix qui nous a fait rire, parce qu'elle ne pouvait pas s'imaginer que le livre comportait un macaron "Brutal - Politiquement incorrect - Violent". Ce qui contraste un peu avec l'idée qu'elle pouvait s'en faire à première vue -qui plus est, quand je l'ai acheté il était sous blister. De mon côté, je me laissais inspirer par Les prodigieuses créatures de Tracy Chevalier. Un livre qu'elle a très vite dévoré, même si elle n'était pas sûre de l'apprécier à la base.
Sa chronique - Ma chronique


What's about in August?


❢ Je geins, ma parole, je geins! Sa PAL fond comme neige au soleil -c'est vrai qu'avec les belles températures que nous avons avions ces dernières semaines, ça ne peut que fondre. Potesse avance comme une furie dans ses lectures et sa pile est toute maigre - 62 livres au compteur, si je ne me trompe. Bon, en soi il faut dire que c'est plutôt bien pour elle, mais ça réduit le suspense de mon côté. Rhalala, Noel sera bientôt là, avec sa cargaison de livres-cadeaux! 
Donc, je me suis arrêtée sur un livre dont le résumé proclamait haut et fort "humour dévastateur" et fond de féérie. Ce qui ne pouvait que la ravir.

ZELAZNY Roger & Robert Sheckley  

Le concours du millénaire





Sa réaction à chaud 


Chponk. Le bruit de la fille qui tombe sur le côté. Ou le bruit du livre déposé sur la table. Ah, tu prends soin de moi à coup de 989 pages !
Allez, une grosse brique pour août, c'est parti ! Au moins, l'avantage de découvrir une sélection aujourd'hui, c'est de pouvoir orienter correctement mes choix de lecture : ainsi à la fin du pavé que je suis en train de lire, je ne vais pas me lancer illico dans un autre pavé que je visais. On va plutôt viser une petite lecture entre les deux, histoire de faire le tampons jusqu'au 1er août ;)

A ma décharge, elle avait fait une faute de frappe qui indiquait que le livre faisait un six-centaine de pages... Mais voilà, elle a de quoi passer son mois!

❢ De son côté, Acr0 a aussi choisi un bouquin dans ma Pile à Lire -qui ne s'arrange pas elle, en fait, enfin un peu quand même, mais bon peux mieux faire!- Je sais que tu es curiosité et joueur et que tu veux savoir ce qu'elle m'a choisi... alors sur les papillons... clique ici!



mercredi 2 août 2017

La belle vie - Matthew Stokoe

Titre : La belle vie (Highlife)
Auteur : MATTHEW STOKOE
Folio Policier - Décembre 2013
513 pages










Ne passons pas par 4 chemins...


❢ Je ne sais plus qui avait motivé l'achat de ce livre, mais je me souviens d'en avoir lu/entendu une chronique et le vouloir absolument. Vendu sous blister, avec le macarons "Violent - Politiquement incorrect - Brutal" me donnait évidemment une petite idée... en fait une vague idée. Mais une fois qu'on a mis les pieds dedans, c'est autre chose. Alors je t’interpelle, toi Ô passant qui passe ici, avec ton petit cœur et ton âme sensible.... Fuyez pauvre fou! Parce que franchement, si t'es pas accroché à ton slibard, tu vas vite en tomber.

En gros...


❢ C'est l'histoire d'un type, Jack, installé depuis un peu plus d'un an à Los Angeles qui rêve de richesse et de célébrité. Incollable sur les stars et leur petit monde, il envie leur vie et n'aspire qu'à les rejoindre au panthéon des intouchables. Vendeur de donuts, il a suivi des cours de téléprésentation et est fébrile à l'idée de percer et se faire un max de blés. Il vit avec Karen, prostituée et camée de son état. Tout débute avec la disparition de celle-ci. Après avoir vendu un de ses reins, offert une voiture à son cher et tendre, Karen a mis les bouts. A la dérive, Jack tente de résoudre ce mystère -tout en ne perdant pas de vue son objectif premier évidemment- et sa route sera parsemée de rencontres assez particulières... Jusqu'où sera-t-il capable d'aller pour réaliser son rêve... only sky is the limit...

❢ Avec La Belle vie, Matthew Stokoe nous fait une critique plutôt trash du rêve hollywoodien et de la société qui gravite autour. Perso, je pense que le fond polar n'est qu'un prétexte au récit, néanmoins, ça permet de donner de l'intérêt à l'histoire. On ne se roule pas uniquement dans une abominable fange. On ne suit pas uniquement une descente dans les cercles de l'enfer. Et c'est ce qui m'a quand même plu par rapport à d'autres livres du même style; le fait d'avoir quand même une carotte au bout du bâton. Ce roman de Stokoe n'est pas sans me rappeler American Psycho de Brett Easton Ellis, sauf que je me suis beaucoup moins ennuyée en le lisant - je me souviens avoir peiné sa mère pour finir American Psycho. Tout est dans tout, sans l'intrigue "policière", ça aurait certainement été un chemin de croix.

❢ Côté plume, le style est franchement agréable à lire, ce qui n'est pas le cas de toutes les scènes à salement  proprement parler. Stokoe n'hésite pas et y va à fond dans le mode crade, sale, dégueu... Je ne dirais pas gore, parce que finalement c'est assez peu sanglant. Par contre c'est bien collant de sécrétions de natures diverses et variées. D'où l'avertissement pour les âmes sensibles : c'est clairement brutal et violent. Quand tu lis ce livre, tu prends conscience du terme "politiquement incorrect". Bizarrement, quand t'as le coeur bien accroché j'entends, ça se dévore. Le style est assez fluide, ses descriptions -au delà de tout ce qu'on peut en penser- ne sont pas lourdes. C'est assez "visuel". Le ton est léger et sombre à la fois. De plus, le personnage principal n'est pas désagréable à suivre. C'est juste un type "monsieur-tout-le-monde" qui rêve de la belle vie. Les autres protagonistes cadraient bien également dans l'ensemble.


❢  Bref, pour moi, ce livre est un bonne réussite au niveau de l'intrigue, du développement des personnages, du style et du ton de l'auteur. Pour ce qui est du contenu, l'auteur nous donne à voir des perversités immondes et dégueulasses. Il faut être bien accroché pour tenir jusqu'au bout je pense, de par ce côté très visuel qu'il adopte dans ses descriptions. Un livre dérangeant qui fait une critique acide et cynique de la société et de la quête de la richesse et de la célébrité. Un passage me reste en tête, c'est un moment où un ami de Jack lui dit que ces gens sont tellement riches qu'ils sont au-delà de tout quand il s'agit de la quête du plaisir. Prêts à tout pour se satisfaire, ils ne comptent pas (money) pour assouvir leurs fantasmes les plus profonds. J'ai également lu que certains reprochaient à Stokoe d'arriver sur le "tard" avec un roman du genre... arrivant bien plus tard qu'Ellis avec American ou que Palanhiuk avec Fight Club. Franchement, ça ne m'a pas froissé.

Acr0 me l'avait choisi dans le cadre de notre défi pour son titre, La Belle vie, en lien avec l'été, toussa toussa... elle n'avait pas vu que sur l'édition papier, un macaron garnissait la couverture.


jeudi 20 juillet 2017

Shakti - Stefan Platteau

Titre : Shakti (Les sentiers des astres #2)
Auteur : Stefan PLATTEAU
Les Moutons Electriques - Mai 2016
345 pages








Vous prendrez bien un petit résumé avec votre thé?


❢ Sept hommes, une femme et une enfant.
Ce sont les derniers compagnons qu’il reste au barde Fintan Calathynn pour mener à bien la quête du Roi-diseur, à travers une forêt boréale plus menaçante que jamais. Neuf survivants aux abois, retranchés dans la grotte des Teules, encerclés par l’ennemi. À l’heure où la gabarre livre ses derniers secrets, et où les arbres tremblent de la colère des géants, les fugitifs devront jouer carte sur table et révéler les ombres issues de leur passé. À commencer par l’énigmatique Shakti…(©Les Moutons Electriques)


Et mon avis, je vous le trempe?

❢ Méga-giga-gros SHAME! Un an que j'ai terminé Shakti, le deuxième tome de la saga Les sentiers des astres et je n'en ai même pas encore parlé. Bon mieux vaut tard que jamais, qui plus est la version poche va poindre son nez d'ici quelques semaines -même si je vous conseille la version grand format qui est une super belle édition. Je peux trouver plein d'excuses à ce retard : avoir parfois du mal à mettre des mots sur les livres que j'ai adorés; l'auteur écrit trop bien et je vais dénaturer sa création en écrivant dessus; je suis une grosse feignasse... ou tout simplement le tout réuni. Bref tout ça pour dire une chose : LISEZ SHAKTI de Stefan PLATTEAU.

❢ Avec ce second tome, la tendance est inversée par rapport au premier. Alors que dans Manesh, on se trouvait dès le début à bord d'une gabarre à voguer au rythme de la rivière, sur un mode assez contemplatif, Stéfan Platteau démarre ici sur les charbons ardents. On reprend à la minute où il nous avait sauvagement abandonné, à savoir avec un cliffhanger-de-la-mort-qui-tue qui te fait pousser un hurlement de du genre "NAAaaaaoooOOooaoaanaaaNNNN", avant de t'effondrer royalement sur ton exemplaire -et du coup tu te fais mal à la boite crânienne parce que la couverture est pas mal rigide. Dès les premières pages, on se retrouve dans une action palpitante, ça va vite et c'est intense. Aux côtés des protagonistes, on va vraiment ressentir la pression qu'ils sont en train de vivre. Et je peux te dire, mon gars, que ça va runner pendant une grosse partie de ce volume.

❢ Mais bon Stefan est clément, et il va quand même nous permettre de nous poser un peu sur un petit bout de rocher, histoire de retrouver notre souffle, et nous faire découvrir un peu de ce qui se cache derrière la personnalité de cette Shakti. Seule femme à bord de la gabarre, depuis le début de la série, elle est entourée d'une aura mystérieuse et quelque peu flou. Que sait-on vraiment de cette femme? Dans ce deuxième opus, c'est elle qui va mener le récit. Un opus placé sous le signe de la féminité et du secret. Et c'est là qu'il lève un peu plus le voile sur cette civilisation.


❢ En bref, que dire de plus pour te donner envie de te ruer sur ce tome 2 -ou sur Manesh si tu ne connais pas encore Les sentiers des Astres. Ah oui, que Stefan Platteau est un incroyable conteur. J'ai peut-être tendance à me répéter sur ce point, mais personnellement, je trouve qu'il a une plume vraiment agréable. Avec ses descriptions, Platteau nous immerge dans un univers qu'il a créé de toutes pièces. Un univers constitué d'un décor, d'une civilisation, d'un système, d'un passé, de traditions et légendes, d'une Histoire -tu le vois le grand "H"?- C'est dense et épique. C'est intense et complexe. Et surtout, avec la magie de ses mots, il nous fait voyager dans un ailleurs. Assez précis, mais aussi très libre, Platteau laisse quand même à son lecteur la possibilité de faire aussi travailler son imagination -wais, là où certains y voient un dérivé d'indiens d'Inde, j'ai pu y croiser des gens du nord...mais je suis peut-être dingo...
Personnellement, je trouverai dommage que toi, Ô visiteur de ce modeste endroit, passe à côté d'une telle saga. Et pour la suite, il va falloir encore attendre un petit peu... si je ne me trompe le tome 3 est prévu pour 2018.


Moment Bonux


Ma chronique de Manesh

Shakti chez les autres : Blog-o-livre, Xapur



samedi 15 juillet 2017

Journal de bord #4 : mars 2017 (#shame)

❢ Bon, on ne change pas une équipe qui marche, et moi avec le retard de publication, ça fait un. Donc! Je prends le clavier aujourd'hui pour faire le bilan de mes lectures de mars 2017. Peut-être vas-tu penser que tout ça n'est que péremption, dépassement, vieilleries et autres poussiérations... SAUF QUE! Mars a été vraiment un chouette mois de lecture -en ce qui me concerne j'entends. En mars, j'ai été à la foire du livre de Bruxelles, j'y ai rencontré une super auteur, j'ai acheté sa première publication -lue dans la foulée- et je me suis ruée sur sa sortie du moment. Je n'ai évidemment pas encore pris la peine d'en parler particulièrement, mais je vais... je vais. Bref, je ne vais pas te tenir la grappe plus longtemps, parce qu'on n'a pas que ça à faire non plus et je vais entrer dans le vif du sujet.


MARS 2017


❢ Loin de moi l'idée d'entrer dans des comptes d'apothicaire, mais on va quand même faire un petit récap :

Pile à lire : 391 (+4) (+9-5)
Lus : 1012 (+5)
Grand concours de l'année : on est plus ou moins bon ou pas


Voilà pour l'essentiel. Côté lecture, ça a donné ça :

Le Prophète blanc, Robin Hobb. Retour dans l'univers de Castelcerf, Fritz et compagnie. Premier tome du deuxième cycle de l'Assassin Royal -ou le tome 7. Deux ans déjà que j'ai fini la série intermédiaire, Les aventuriers de la mer, et je brûlais de reprendre la série. Je n'ai pas été déçue une seconde. Quinze ans après la fin du premier cycle et la vie a suivi son cours. Ce tome s'inscrit un peu comme une mise en jambe. On se réapproprie le monde, on resitue les personnages, les événements passés, les situations présentes et on repart sur une nouvelle intrigue. Un tome qui évidemment ouvre l’appétit pour la suite. Perso, c'est une nouvelle confirmation de la place que Robin Hobb dans mon panthéon des auteurs. 4 rocks, chez J'ai Lu.



Ce délicieux Dexter, Jeff Lindsay. Tome 5 de la saga qui a rencontré son vif succès sur le petit écran. Lu à 4 yeux, en compagne de ma binômette Acr0, ce livre ne me laissera pas un souvenir impérissable. Ca se lit, mais il ne faut pas non plus s'attendre à un truc d'exceptionnel. Je continue pour le côté sympa de nos Lecture Communes, puis bon, j'ai quand même envie de savoir comment se termine la série papier. Puis ici, c'était aussi une LC dans le cadre de notre défi mensuel.  La chronique complète. 2 rocks, chez Points.





Gaffes à gogo, Franquin. Je continue mon retour aux sources avec la (re)lecture du deuxième tome des aventures du fameux Gaston Lagaffe. Une lecture qui reste toujours aussi drôle et distrayante. Je ne compte donc pas m'arrêter en si bon chemin. 4 rocks, chez Dupuis.


Block 46, Johanna Gustawsson. C'est là qu'on entre dans le lourd. MA découverte du mois de mars, voire de l'année 2017 -allez, pour le moment on va dire, histoire de laisser une chance aux autres. Déjà lorgné lors de la Foire du Livre 2016, j'ai vraiment craqué cette année pour ce livre. Evidemment, quand on se rend à une rencontre entre l'auteur et un -vil tentateur- chroniqueur qui a également vraiment adhéré, c'est juste un carnage pulsionnel. Johanna Gustawsson est française et vit à Londres avec son mari suédois. Elle met en scène le duo Emily Roy, profileuse, et Alexis Castells, écrivain, dans une intrigue palpitante qui nous baladera entre l'Angleterre et la Suède, avec pour toile de fond un contexte historique prégnant et intense. Block 46, prends ses racines dans le camp de Bucchenwald en 1944. Malgré un sujet grave et violent, Johanna ne se complaît pas dans des descriptions choquantes gratuites. Bien documentée, elle s'en tiendra aux faits de manière objective. L'ambiance nordique fait évidemment penser à Camilla Lackberg -auteur que Johanna Gustawsson apprécie également. Mais j'ajouterai que Camilla a intérêt a s'accrocher à sa culotte parce que Johanna is in da place! 5 rocks, chez Milady.

Mör, Johanna Gustawsson. La présence de Gustawsson à la foire 2017 rimait également avec la sortie de son deuxième opus mettant en scène le duo Roy & Castells. Perso, après avoir englouti le premier en quelques jours, je me suis ruée sur ce Mör et j'en ai retiré beaucoup de délectation. Elle conserve le schéma d'alternance entre une intrigue historique -réelle- et son intrigue contemporaine; et pour Mör, c'est au cas de Jack l'Eventreur qu'elle s'attaque. Je suis vraiment fan. Elle a vraiment une plume très agréable à lire. On sent vraiment le travail de recherche effectué en amont de l'écriture. Ses personnages sont attachants et leur évolution est aussi palpitante à suivre que le déroulement de l'intrigue. C'est cru, mais pas sale ni dégoûtant. C'est violent, mais toujours bien ancré dans le réel. Elle adopte un très bon rythme entre les deux parties de son récits (le passé et le présent), ce qui rend impossible de lâcher le livre. Si vous êtes fan de polar -qui plus est de polar à la nordique- et que vous n'avez pas encore découvert Johanna Gustawsson... Ruez-vous... ce sont des petites perles de lecture. 5 rocks, chez Bragelonne.



❢ Sur ce, je vous laisse ici et j'espère vous avoir bien teasé avec Block 46 et Mör. Je reviendrai dessus plus en détail dans un article consacré rien que pour eux, car ils le valent bien.


Moments Bonux


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